Protection et dialogue : évolutions des usages sur le web share
back to to

Protection et dialogue : évolutions des usages sur le web

5 février 2013

Mardi 5 février, à l’occasion du Safer Internet Day, la journée mondiale pour un Internet plus sûr, entreprises et instituts ont rendu leurs copies sur la protection des données, les usages des internautes et les relations des enfants à la connexion. Tour d’horizon des chiffres en la matière.

Internet est un immense territoire sans limites. Avec ses belles découvertes. Mais pourtant c’est la vision d’un Internet dangereux qui est largement répandue. Dans les faits, comment se comportent les internautes et possesseurs de tablettes, téléphones et ordinateurs dans cet espace vu comme potentiellement dangereux ? Quels usages ont les enfants et adolescents d’Internet ? Les réponses aux questions que chacun pourrait se poser ont été apportées par divers sources et études récentes.

Protection des données personnelles

Faisant partie des entreprises de la coalition menée par la Commission européenne pour rendre Internet plus sûr, Microsoft a contribué aussi à la journée en publiant les résultats de sa deuxième enquête annuelle sur l’Indice de sécurité informatique (MCSI) : en substance, la protection des données personnelles, sur ordinateurs comme sur téléphone, n’est pas suffisante en l’état.

Pour la dixième édition de Safer Internet day, l’étude s’intéresse aux taux de protection des internautes pays par pays.

Sur les 10.000 utilisateurs de PC, smartphones et tablettes dans 20 pays différents, et sur une échelle de 1 à 100, l’Indice de sécurité informatique (MCSI) donne une idée de la façon dont les internautes se protègent. Parmi les pays interrogés figure la France, l’un des trois pays les plus mal classés.

Quelques explications : jusqu’à 19, « l’utilisateur ne se sert pas des protections de base gratuite », de 20 à 79, « l’utilisateur bénéficie des protections basiques mais sa sécurité peut être encore renforcée face aux menaces émergentes » et enfin de 80 à 100 – qui ne concerne aucun des pays interrogés – « l’utilisateur connait très bien les menaces existantes et émergentes et maîtrise les outils de protection ».

Sur l’ensemble des français ayant répondu à l’enquête, 76% courent en effet un risque alors qu’ils ne sont que 8% à prendre des mesures pour assurer la protection de leurs données. Les tablettes et mobiles ne sont pas en reste puisque si en septembre 2012, 41% des Français possèdent un smartphone et 15% une tablette selon une étude du cabinet Deloitte, seulement 23% mettent à jour les logiciels de protection – ils sont 47 % à le faire sur leur ordinateur.

Cliquez sur l’image pour afficher l’infographie

Pourtant les informations personnelles de chacun foisonnent dans chaque appareil de son propriétaire. Bernard Ourghanlian, directeur Technique et Sécurité chez Microsoft France explique :

« Pour autant, les utilisateurs n’équipent pas ou ne mettent pas à jour leurs terminaux avec des solutions de protection efficaces. Les cybercriminels le savent bien et exploitent largement cette faille […] Les derniers résultats du MCSI montrent que, quel que soit l’appareil utilisé pour se connecter à Internet, il est indispensable de suivre quelques règles d’hygiène informatique simples, comme utiliser des outils de protection pour assurer sa sécurité en ligne. »

 Ados et enfants : les usages

Un autre des participants du Safer Internet Day, le service sécurité d’EMC France, a également publié les résultats de son étude nationale réalisée par l’institut IFOP auprès de 403 jeunes de 11 à 17 ans et 402 parents.

Centrée sur les usages des adolescents et enfants, l’enquête révèle entre autres que 88,7% des sondés auraient du mal à se passer de leur connexion Internet et que plus de la moitié sont connectés dans une pièce isolée. Utilisée pour rechercher des informations (65%), consulter des vidéos (64%), travailler (56%) et écouter de la musique en ligne (55%), la connexion l’est aussi pour surfer sur les réseaux sociaux pour moitié chez les 11-17 ans. Les parents quant à eux ont « une perception le plus souvent exacte et fine des usages en ligne de leur enfant » précise l’étude.

Des parents qui sembleraient suivre les recommandations de la Défenseure des enfants concernant l’accompagnement sur le Net : 

« Porteurs d’un potentiel d’enrichissement social et individuel encore mal évalué car évolutif, facteurs indéniables de lien social et de dépassement des barrières, ces médias qui s’avèrent aussi vecteurs de connaissances et d’éducation pour tous, ne sont pourtant pas sans risques pour les enfants. […] Il est nécessaire de rapprocher Internet de la famille. »

Selon l’enquête IFOP, 88% des jeunes estiment être prudents et parmi eux, 77% « grâce à la sensibilisation dont ils ont bénéficié par leurs parents ou l’école. »

La Commission européenne précise qu’en Europe, la moyenne d’âge de la première connexion est à 7 ans. L’âge d’entamer un dialogue donc. En suivant les recommandation du rapport sur les écrans et les enfants de l’Académie des sciences.

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email