Pourquoi il n’existe plus d’applications mobiles de services publics au Royaume-Uni share
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Pourquoi il n'existe plus d'applications mobiles de services publics au Royaume-Uni

GovInsider 9 juin 2016
Développer une application n’est pas toujours "la" solution. C’est, en quelques mots, la leçon tirée par le Government Digital Service, en charge de la transformation numérique du gouvernement britannique. Trop coûteuses à développer et à mettre-à-jour, les applications de services publics se sont vues bannir du Royaume-Uni. Explications avec GovInsider.

Au Royaume-Uni, le service chargé de la transformation numérique du Gouvernement, le Government Digital Service (GDS), avait il y a quelques temps fait le choix de ne plus développer d’applications de services publics.

Pour les citoyens britanniques, impossible donc depuis de renseigner leur déclaration de revenus ou de contrôler le bon versement de leurs allocations depuis une application. A l’occasion d’un entretien avec GovInsider, Ben Terrett, ancien directeur design du GDS, est revenu sur les raisons de ce choix.

« Au GDS, nous avons interdit les applications. J’ai simplement dit ‘non’. […] Ce type d’application coûte très cher à développer, et surtout, très cher à maintenir à jour lorsque les logiciels évoluent », explique-t-il.

En 2010 déjà, le ministère des Affaires Étrangères avait dépensé entre 13 000 et 50 000 euros dans le développement d’applications à l’impact pour le moins… limité. A la place des applications, le GDS a encouragé l’administration et les ministères à développer des sites web responsive, dont le contenu s’adapte à n’importe quel device (ordinateur, smartphone, tablette).

Une pratique qui correspond à l’évolution des usages numériques selon GovInsider, d’autant plus à l’heure où les internautes naviguent principalement via les moteurs de recherche, et de moins en moins au sein des sites web en eux-même. Une logique « web-first » qui aurait par ailleurs permis une économie d’environ 5 millions d’euros sur quatre ans.

Pour en savoir plus c’est ici.

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