RSLN, décembre 2009 – décembre 2010 : sept signaux (plus ou moins) faibles (2/3) share
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RSLN, décembre 2009 – décembre 2010 : sept signaux (plus ou moins) faibles (2/3)

30 décembre 2010

Rétro 2010 – et happy birthday RSLN, épisode 2 : après le premier épisode de notre rétro 2010 centré autour des quatre sujets que nous avons largement décryptés cette année, nous passons à un exercice un brin plus prospectiviste : la mise en avant de quelques signaux, plus ou moins faibles, traités cette année, et leur avenir potentiel.

Retour sur quelques sujets traités cette année sur RSLN, et qui dont on prédit, sans trop se mouiller, que vous en entendrez encore parler abondamment en 2011, ici et ailleurs … . 

 >> Janvier 2010, et septembre 2010 – la révolution opendata, de Londres à Paris en passant par l’ONU et Vancouver

Bon, d’accord, l’opendata, soit la mise à disposition du public de données brutes, ce n’est plus vraiment un signal faible, mais bien une tendance de fond.
 
Qu’on en juge : en janvier, le gouvernement de sa majestée, épaulé par Tim Berners-Lee et Nigel Shadbolt, lançait data.gov.uk. C’était alors la première expérimentation à grande échelle lancée en Europe par un gouvernement. Avec David Eaves et Chris Moore, experts canadiens de l’opendata, nous avons également identifié quatre facteurs clefs de succès pour toute collectivité souhaitant se lancer dans l’opendata.
 
 
Au printemps, l’ONU a repris ce principe dans ses recommandations pour encourager les e-gouvernements, et la France a suivi le courant : Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris, annonce sur RSLN la mise en ligne (très) prochaine de catalogues de données par la mairie de Paris. A suivre … 
  
Côté business model et gros sous, la libération des données publiques a été plebiscitée par certains de nos experts comme une source de richesse potentielle à mobiliser dans le cadre du volet contenu du volant numérique du grand emprunt – désolé Alexis, à notre connaissance, cela n’a pas été le cas.
 
Nous avons également expliqué comment l’opendata pouvait devenir un modèle économique pour certaines start-up.
  • Et pour 2011 ? – Sur RSLN, nous faisons le postulat de lier la question de l’opendata à celle du cloud computing : nous avons l’impression qu’une évolution structurelle majeure (le cloud) peut accompagner à merveille une évolution des usages et des pratiques – un mouvement largement bottom-up. 
>> Février 2010 : le web politique, c’est aussi celui des contenus
 
On persiste : non, la seule question des réseaux sociaux politiques (soient : les aventures réciproques de La Coopol pour le PS, et de bientôt feu les Créateurs de Possibles pour l’UMP) ne peut pas suffire à résumer les dernières évolutions du web politique.
 
 
En ce printemps 2010, où les régionales ont servi de répétition grandeur nature à la future échéance présidentielle de 2012, nous nous sommes arrêtés sur la manière dont les partis politiques utilisent de manière croissante les codes du web pour créer des contenus qui ont le goût, la saveur, et l’apparence des contenus créés par les sites d’infos.
  • Et pour 2011 ? – Le calendrier et les enjeux sont plus ou moins connus : les grands partis vont se mettre en ordre de bataille pour la présidentielle en ligne, et désigneront pour certains leurs candidats pour 2012.

    Quelques grandes inconnues : quel sera le degré d’intégration des équipes internes des partis aux équipes des candidats ? Tous les partis auront-ils les moyens de mobiliser des bataillons de rédacteurs, pour tenir le rythme soutenu de l’actu ? Les sites d’infos vont-ils se rebeller contre ces contenus qui les court-circuitent parfois ?

    Nous suivrons cela de (très) près…

>> Juillet 2010 – Le numérique dynamise la culture 
 
Explorer au zoom sur les œuvres les plus emblématiques du plus célèbre musée parisien, télécharger vidéos et fichiers audio pour tout savoir sur les tableaux, ouvrir virtuellement les tiroirs de meubles qu’il est interdit de toucher ou encore laisser son avis sur son site communautaire … : Le Louvre veut jouer la carte numérique. A fond.
 
 
Site web, médiations in situ, et applications mobiles : Agnès Alfandari, à la tête du service multimédia du Louvre, nous détaille les trois axes de cette politique
  • Et pour 2011 ? – On botte un peu en touche, mais on imagine bien le potentiel d’une alliance entre mouvement opendata et culture en ligne !
>> Septembre 2010 – Jeux vidéo : et si on arrêtait les idées reçues ? 
 
Non, les hommes ne jouent pas plus que les femmes aux jeux vidéo, ni les jeunes davantage que leurs aînés. D’ailleurs le portrait robot du joueur type serait en fait … une joueuse trentenaire. Bien loin du stéréotype du geek boutonneux enfermé dans sa chambre.
 
 
Voilà l’un des grands enseignements du sondage qualitatif commandé par le CNC, devenu Centre national du cinéma et de l’image animée en 2010, à l’institut de sondage Gfk, et que nous avons passé en revue.
  • Et pour 2011 ? Et si le jeu vidéo était enfin considéré comme une pratique culturelle à part entière, et non un simple passe-temps de geeks ?
>> Octobre 2010 – Les corps sont-ils réellement absents du cyberespace ?
 
La relation de plus en plus étroite entre mondes virtuel et réel amène une question : peut-on encore séparer pratiques sociales et usages informatiques ?
 
 
Nous avons organisé un dialogue stimulant, en deux parties, entre Antonio A. Casilli, chercheur et auteur des Liaisons Numériques, et Yann Leroux, psychologue, sur cette question.
  • Et pour 2011 ? Il n’y a pas grand chose à attendre de plus sinon … que ce sujet soit réellement diffusé. Relisons donc Casilli : « Continuer à penser le Web comme un espace qui transcende notre réalité est une erreur d’évaluation lourde de conséquences théoriques et politiques », écrit-il. A relire, et à diffuser.
>> Novembre/Décembre 2010 – Les rencontres RSLN, nouveau rendez-vous des experts du numérique
 
Attention, #autopromo. Le virtuel, c’est bien, mais rien de mieux que le réel, parfois, pour se rencontrer, et tenir la promesse du brassage d’idées.
 
Nous avons lancé, à la fin de l’année, les rencontres RSLN, rendez-vous appelé à devenir de plus en plus régulier, promettant la découverte de penseurs et d’acteurs du numérique.
 
Le 23 novembre, nous avons reçu l’atypique Andrew Keen, auteur du chahuté Culte de l’amateur, qui nous a présenté les thèmes au coeur de son prochain ouvrage. Nous lui avons proposé un échange avec Patrice Flichy, universitaire français, qui vient de publier Le Sacre de l’amateur (lien vers un compte-rendu détaillé et la vidéo intégrale des échanges en cliquant sur la photo) :
 
 
… avant de recevoir, le 6 décembre, Brian Solis, l’un des pères des relations publiques 2.0 et théoricien d’un web plus humain (lien vers un compte-rendu détaillé et la vidéo intégrale des échanges en cliquant sur la photo) :
 
 
  • Et pour 2011 ? Là, c’est facile, nous avons la réponse : on continue ! Et nous recevrons dès le 31 janvier Clay Shirky. On vous en reparle, très vite.

>> Décembre 2010 – Hommes/Femmes, web et monde du travail : mode d’emploi  

 
Changer de travail, se remettre à niveau après une interruption d’activité, télé-travailler … Et si Internet était en fait l’une des solutions pour rétablir un peu plus d’égalité entre hommes et femmes dans le monde du travail ?  A condition bien sûr d’avoir accès et d’être formée aux nouvelles technologies …
 
 
A l’occasion de la conférence : « Quel rôle pour les femmes dans la révolution numérique ? », organisée avec RSLN, nous avons diffusé les résultats (encourageants) d’une étude, réalisée par Ipsos, autour de la question : « Le numérique : facteur de réduction de l’inégalité professionnelle hommes / femmes ? ».
 
Et pour 2011 ? – Messieurs, nous vous l’avons déjà dit, les femmes sont des internautes un peu plus en avance que les autres. Il va sans doute falloir en tenir un peu plus compte, à présent !

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