SeaOrbiter : 20 000 heures sous les mers

22 novembre 2013

Les utilisateurs de Bing auront remarqué aujourd’hui l’immense vaisseau sous-marin qui orne la page du moteur de recherche. Il s’agit de SeaOrbiter, un projet de vaisseau semi-submersible du XXIème siècle à vocation exploratoire, scientifique et éducative. Il permet à un équipage de vivre sous la mer, au coeur des abysses et sur de longues durées. 

Les fonds marins, c’est un peu la face cachée de la Terre : alors que l’océan recouvre 71% de la surface de la planète, quelque 95% de ses profondeurs, dont 10 000 montagnes, 5 000 fosses sous-marines nous sont encore inconnus. Bien sûr, nous avons tous en tête l’image des grands monstres marins, du calamar au serpent géant : un bestiaire mystique tout droit venu de la préhistoire. Mais dans ces oasis de vie, ce sont encore des millions d’espèces qui restent à découvrir.

Persuadé que c’est de l’océan que naîtra le destin des civilisations à venir, Jacques Rougerie construit des centres de la mer, des vaisseaux et des habitats sous-marins depuis plus de trente ans. Aujourd’hui, l’architecte-explorateur rêve de faire la synthèse de cette vie de travaux avec une réalisation folle : un bateau… vertical. Véritable « vaisseau spatial de la mer » de 58 mètres de haut, dont 27 mètres sont émergés et 31 immergés, SeaOrbiter pourra accueillir 18 à 22 personnes à son bord. Il sera capable de déployer, à partir d’un hangar sous-marin situé à 12 mètres de profondeur, des engins robotisés d’exploration, de collecte de données et d’analyse vers des profondeurs de plus de 6 000 mètres.

SeaOrbiter, c’est une « aventure humaine sans équivalent depuis Cousteau » expliquent les porteurs du projet : les équipes multidisciplinaires embarquées peuvent y observer les fonds marins 24 heures sur 24 pendant de longues durées. C’est aussi un studio de production en continu sous la mer, qui diffuse ses images et données en temps réel pour que les internautes puissent suivre en direct les découvertes et innovations des chercheurs.

Une fois construit, le vaisseau partira en méditerranée pour une année de recherches de vestiges engloutis des civilisations disparues en collaboration avec l’Unesco. L’année d’après, ce sera l’Atlantique et ses 10 000 montagnes sous-marines à localiser et à nommer. Dans ces deux missions, SeaOrbiter partira aussi à la recherche de nouvelles formes de vie, en collaboration avec de prestigieux partenaires comme l’IFREMER (l’institut français de recherche sur la mer), le CNRS, l’Institut Océanographique de Monaco ou encore le Scripps et le Smithonian Institute.

Pour réaliser ce projet d’envergure, l’équipe de SeaOrbiter a déjà trouvé 50% des financements en faisant appel à des mécènes (via la Fondation Jacques Rougerie) et en s’entourant de partenaires et founisseurs (Rolex, Technip…). Des collaborations avec de grands noms de l’industrie ont permis d’assurer la qualité des équipements : les créateurs de Sea Orbiter ont ainsi pu compter sur le soutien technique de Microsoft pour l’architecture Big data du vaisseau.

Mais la course aux mécènes et partenaires n’est pas terminée : il reste encore 20 millions d’euros à trouver. Vous voulez participer à l’aventure ? SeaOrbiter étant une réalisation au service de l’humanité, une partie du vaisseau sera financée grâce au crowfunding. On peut donc y contribuer ici, sur le site de KissKissBankBank et profiter des divers avantages réservés aux donateurs.

Pour en savoir plus, voici Jacques Rougerie nous expliquant le projet en vidéo : 

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