[Spark] C'est quoi un growth-hacker ?

31 octobre 2013

Toutes les startups sont à la recherche de la perle rare. Un growth-hacker, c’est justement cet associé qu’il vous faut pour faire grandir votre entreprise à toute allure. Quelles sont ses compétences ? A quoi le reconnaît-on ? Comment, en s’appuyant sur les qualités de tels surhommes, les géants du web ont-ils décollé pour atteindre le succès qu’on leur connaît aujourd’hui ? C’était les questions qui réunissaient le 28 octobre dernier les jeunes pousses installées à Spark, l’incubateur de startups de Microsoft France. En voici quelques enseignements.
 

Pas un développeur, pas un marketteur… mais un peu (beaucoup) des deux !

Comme son nom l’indique, le Growth hacker n’a qu’une obsession : la croissance, la croissance. Le reste importe peu – quoique ! Pour faire grandir une startup, il lui faut justement un panel de compétences extra-large, embrassant tout ce dont la jeune entreprise a besoin : du développement au marketing en passant par la psychologie, l’anthropologie pour comprendre les attentes du public… et s’il n’a pas tout cela – personne n’est parfait ! – il lui faudra une redoutable capacité à mobiliser toutes les compétences passant à sa portée.  

« PS: I Love You. Get Your Free Email at Hotmail ».

Voici peut-être la première tentative de growth hacking connue. Du moins est-elle passée à la postérité comme l’un des mythes fondateurs de cet pratique – qui est aussi un état d’esprit. Jugez plutôt : petite entreprise fournisseur de services email à la genèse d’Internet, Hotmail était bien en peine pour se faire connaître. Le constat de son investisseur, Tim Draper ? 80% des nouveaux inscrits avaient entendu parler du service grâce à un ami. D’où l’idée d’apposer le message ci-dessus en bas de chaque mail… un an et demi et 12 millions d’utilisateurs plus tard, à raison de 3000 nouveaux inscrits par jour au départ, Hotmail a pu être racheté par Microsoft pour achever de connaître le succès que l’on sait.

Cette histoire, que raconte Maxime Salomon sur Presse-citron, n’est pas la seule source d’inspiration qu’ont pu entendre les startupers à l’atelier animé par Oussama Ammar. Des startups à succès comme Facebook, Twitter ou Dropbox on toutes eu leur grow hackers – la présentation qu’on vous glisse à la fin de cet article vous en fera découvrir quelques-uns. Mais pour les inciter à devenir eux-mêmes les « hackers » du développement de leur startup, rien ne vaut les cas pratiques.


 
Pour le growth hacker, le nirvana est en 3D : Design, Data, Distribution.

Design. Un bon site web, c’est un site avec pas grand-chose d’écrit dessus : c’est l’un des bons conseils que l’on a pu entendre à l’atelier Spark.

Data. Aussi vrai que l’une des traductions françaises acceptables pour « hacker » est « bidouilleur », il met au coeur de sa démarche l’expérimentation permanente de nouvelles idées. Mais parce qu’il doit s’appuyer sur des données tangibles pour mesurer sa réussite, c’est avant tout un virtuose des des statistiques de fréquentation d’un site web. Au meetup, on a donc beaucoup causé analytics, avec des tips de Cyril Gantzer pour mieux les maîtriser

Distribution. La viralité est au coeur des préoccupations du growth hacker. Et rendre ses contenus viraux, c’est beaucoup de travail ! C’est ce qu’a expliqué Willy Braun avec l’exemple de la Lima War room. Pour récolter 1,2 millions de dollars via leur campagne Kickstarter, l’équipe a mis au point 24 versions de sa page Kickstarter, 19 versions de sa vidéo et envoyé 12 000 mails… on est loin du mythe de l’entrepreneur attendant patiemment derrière sa plateforme de crowdfunding que le financement arrive ! C’est là, aussi, que l’imagination et la créativité du growth hacker ont un rôle à jouer.


Et après ?
Des ateliers et conférences sont organisés chaque semaine à Spark pour explorer les différents aspects du développements de sa start up. Découvrez le programme ici !
 

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