L’accélérateur MVA Paris : l’étincelle pour lancer les start-ups share
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L'accélérateur MVA Paris : l'étincelle pour lancer les start-ups

17 mai 2013

Microsoft France inaugure aujourd’hui Spark (aujourd’hui Microsoft Ventures Accelerator, MVA Paris), un accélérateur de start-up de nouvelle génération, au cœur de la capitale. Plus qu’un nouvel incubateur, cet espace vise à permettre à de jeunes entrepreneurs de transformer, en 3 mois, une simple idée en projet viable. Parce qu’avoir une idée innovante, c’est bien, mais, pouvoir être soutenu et accompagné pour la concrétiser c’est mieux.

Un espace de soutien et d’accompagnement

Alors que les incubateurs et autres programmes d’aide aux start-ups sont de plus en plus nombreux, il reste cependant des difficultés difficilement surmontables aujourd’hui par quiconque souhaite lancer son application innovante. Une start-up en recherche d’investisseur doit en effet être en mesure de présenter un produit fonctionnel, et souvent même des clients ou utilisateurs pour être crédible auprès des financeurs. Une étape souvent bloquante pour beaucoup d’entrepreneurs.

Et l’offre d’assistance à ce stade du projet est quasiment inexistante. Le risque est l’abandon pur et simple du projet faute de moyens pour démarrer l’activité. Nombre d’entre elles se trouvent découragées avant même de pouvoir démarrer la phase de mise en œuvre de leurs idées et donc de leur business.

L’idée de Spark ? Permettre à de jeunes entrepreneurs avec juste une idée, de venir constituer une équipe, de se former de façon intensive et de développer, en trois mois, le « proof of concept » qui leur permettra de lancer un vrai projet de start-up. Situé en plein cœur de Paris, l’espace de travail collaboratif de 300 m2 accueille déjà 13 start-ups depuis maintenant un mois et demi. Tout au long de l’année, le lieu offrira à une soixantaine d’équipes d’être suivie et conseillée sur les choix stratégiques, le design, les fonctionnalités, les orientations à prendre, le développement éventuel à l’international entre autres possibilités.

En plus des start-ups « intégrées » au programme Spark, chacun peut venir travailler à la journée dans l’espace de co-working ou prendre rendez-vous gratuitement avec l’un des coachs de l’espace. Chaque promotion aura douze semaines pour parfaire son premier produit et, à l’issue du programme, le présenter au public.

Et les semaines sont denses pour les jeunes entrepreneurs : accompagnement technique et business par des coachs, conférences en petit comité et interactions avec les autres start-ups rythment leur quotidien. Un grand espace central pouvant accueillir 40 postes, permet de concentrer toutes les équipes. À cette salle s’ajoutent des salles de réunion, une cuisine et un petit amphithéâtre accueillant les différents moments qui composent la semaine des « Sparkers » : du lundi au vendredi, leur semaine est organisée de façon à ce qu’ils assistent à des points réguliers, et aux pitchs des autres start-ups.

Le but ? Se confronter aux remarques des autres tous plus ou moins bêta-testeurs et faire avancer ses idées et donc son prototype pour pouvoir présenter ensuite leur projet à ceux qui seront à même d’aider financièrement aux développements de la start-up. Sans oublier les nombreuses interventions extérieures et formateurs qui défilent dans l’amphithéâtre.

L’effet « accélérateur »

Mais avant de pouvoir démarcher des investisseurs potentiels, il faut que la cohésion des membres de l’équipe soit déjà bien solide. Pour Théophile et Antoine, co-fondateurs de Youmiam – un réseau social dédié à la cuisine permettant une rédaction et un partage intuitifs des recettes – l’incubateur est une aubaine. Les deux amis qui se connaissent depuis le lycée sont aussi des amoureux de nourriture. Lors d’un séjour à l’étranger, Théophile a imaginé un réseau social de cuisine adapté aux usages actuels et Antoine l’a rejoint ensuite pour gérer l’aspect business. Le projet était amorcé.Les rangs de l’équipe se sont ensuite gonflés avec l’arrivée de plusieurs autres collaborateurs, dont Sonia Ezgulian, cheffe cuisinière qui accompagne la start-up.

Mais pour pouvoir aller plus loin et consolider leur projet, Youmiam avait besoin d’un accompagnement. Antoine affirme :

« Spark marque l’entrée dans une nouvelle phase pour nous, celle de l’accélération. Le produit évolue au quotidien. On s’est réparti les tâches business et développement et maintenant on avance au niveau de la préparation du business plan. On recherche des fonds, des partenariats et des clients tout en étant portés par Spark. Tout devient plus concret ! »

Accompagnement sur mesure et apprentissage en commun

Une aventure que Louis, Matthieu et Thibault ont également décidé de tenter avec Jukeo, une application qui permet la gestion collective de playlists en live, Ce dont ils avaient besoin ? « De sceller [leur] trio » raconte Louis qui en précise la définition :

« C’est le développeur, le designer et celui qui s’occupe de la partie business. Spark a validé notre envie de travailler tous les trois. Même si la chance joue beaucoup : il faut rencontrer les bonnes personnes avec qui on pourra travailler de manière efficace. »

Et le jeune homme, qui a étudié aux Etats-Unis, estime qu’en France l’entreprenariat est souvent plus difficile. Mais ici, le mélange des start-ups permet une émulation positive, Thibault explique :

« On est tous en open space et sur notre table, il y a trois start-up différentes ! Ce qui nous permet d’aller voir n’importe qui et inversement, tout le monde peut venir nous solliciter si besoin. »

Et pour muscler les idées et projets de chacun, Spark propose des rendez-vous réguliers avec des mentors – dont Gilles Babinet, en charge des enjeux du numérique pour la France auprès de la Commission européenne, Arnaud Chiaramonti, cofondateur de Believe Digital, Marie Ekeland, co-fondatrice de France Digitale, Daniel Marhely, co-fondateur de Deezer et Guillaume Lautour, associé de IDInvest Partners. Avec pour chacune la proposition d’un accompagnement en fonction des besoins et de la phase de développement : à chaque besoin correspond un expert. En quelques semaines dans l’incubateur, l’équipe de Jukeo a profité d’un accompagnement « sur mesure » comme l’explique Louis :

« Ils [L’équipe de Spark, NDLR] nous ont organisé deux rendez-vous : un pour l’application et un autre plutôt orienté business. On a, par exemple, besoin de quelqu’un au niveau juridique. Mais aussi pour savoir comment lever des fonds. Alors on nous a proposé trois mentors. »

Une base solide pour ces jeunes entrepreneurs qui ont jusqu’à fin juin pour apprendre à voler de leurs propres ailes. En attendant la prochaine promotion.

Pour plus d’informations sur Spark et pour déposer une candidature, c’est par ici !

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