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Rim fire : combattre le feu avec des données

23 septembre 2013

Dans un monde de données abondantes et maîtrisées, certaines catastrophes naturelles pourraient être évitées, et les autres feraient moins de dégâts : c’est l’idée à retenir de cette lecture de The Verge où l’on nous explique comment les données ont aidé les pompiers californiens à combattre le Rim Fire, ce gigantesque incendie qui embrase la Sierra Nevada depuis le 17 août dernier.

100 000 hectares : c’est la surface de forêt californienne qui a été réduite en fumée en un mois d’incendie. Pour limiter les dégâts, les pompiers de San Francisco ont la capacité de déployer un grand nombre d’hydravions simultanément. Mais le plus difficile reste de déterminer l’endroit idéal pour larguer chaque charge d’eau : en général, les lignes de crête sont les plus efficaces, l’eau descendant dans les vallons et augmentant ainsi la surface traitée. Lorsque le terrain est relativement plat, un ou deux mètres de dénivelé peuvent faire une différence décisive, pourtant l’oeil nu ne suffit pas pour trouver ces points l’on peut obtenir le meilleur impact.

C’est là que les données topographiques entrent en scène. Pour obtenir en urgence les courbes de niveaux précises d’un terrain inconnu, les pompiers ont fait appel à ESRI : cette société spécialisée en systèmes d’informations géographiques (SIG) fait partie d’une nouvelle génération d’entreprises mettant les données au service de la gestion, mais aussi de la prévention des catastrophes naturelles.

Nous vous en parlions récemment : les données de la criminalité servent déjà à prévenir le crime dans certaines villes américaines, en indiquant à la police quelles forces allouer à chaque secteur en fonction du moment de la journée. De la même manière, ESRI cherche à modéliser la meilleure intervention possible pour les secours en cas de grands incendies mais aussi d’inondations par exemple. Lorsque les premiers intervenants arrivent dans une ville ravagée, ils savent très peu de choses sur cet environnement. Où sont les menaces immédiates ? Où sont les lieux à investir en priorité, comme les hôpitaux et les centrales électriques ? En travaillant à partir de données sur le revenu des ménages, les secours peuvent également orienter les ressources vers les quartiers pauvres où les habitants seront moins capables de s’auto-évacuer, ou identifier les défaillances d’infrastructures avant qu’elles ne se produisent.

Il en va de même pour les incendies, résume The Verge : au moment des grands feux de brousse qui ont ravagé l’Australie en 2009, des chercheurs du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO) avaient rassemblé des données sur la végétation, la nature du sol, les conditions d’humidité, le vent, la température et un grand nombre d’autres sources de données pour offrir une vision en temps réel de la façon dont les incendies se développent : le Spread Calculator (calculateur de propagation). Ce logiciel étant mobile, les sapeurs-pompiers australiens peuvent désormais relever des données sur le terrain, calculer à la volée la vitesse à laquelle le feu se propage et appeler des renforts en conséquence. Dans un second temps, les ingénieurs modélisent ces données pour prévoir et éviter de nouveaux incendies.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’intégralité de l’article ici, sur le site de The Verge (en anglais).

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