Comment l’Inde s’efforce de faire entrer le numérique à l’école share
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Comment l'Inde s'efforce de faire entrer le numérique à l'école

9 mai 2014

Si à l’échelle nationale, l’enseignement de l’informatique en Inde est toujours confronté à des difficultés structurelles, des entrepreneurs et des associations tentent de faire évoluer le système en partant des quartiers les plus pauvres, nous expliquait un article du Guardian.

254 millions d’élèves dans les écoles primaires et secondaires indiennes, et pourtant aucune politique éducative globale concernant l’enseignement de l’informatique… Ou presque : avec seulement 49 500 livres annuelles par canton –et sans tenir compte du nombre d’écoles que chacun comporte- allouées à l’achat de matériel informatique, le Guardian fait le constat d’une Inde qui peine à prendre le tournant du numérique en matière d’éducation publique.

22% des écoles publiques seraient équipées d’un ordinateur, et seulement 10% de ces modestes équipements fonctionnerait, estime Swati Sahni, consultante pour la Banque Mondiale. Avec un taux de pénétration d’Internet d’encore 12% et des débits de faible vitesse dans une grande partie du pays, le taux d’adoption du réseau des réseaux est pourtant amené à exploser dans le pays émergent. Et si le secteur public n’a pas encore mis en place les moyens d’appréhender ce changement, entrepreneurs et associations tentent de répondre à l’impératif de sensibiliser les jeunes indiens aux cultures numériques. 

Des rencontres avec des professionnels sur Skype

Raghav Gajula, professeur dans une école des bidonvilles de New Delhi, voit les parents de ses élèves –essentiellement agriculteurs- travailler dur et s’endetter pour offrir un meilleur avenir à leurs enfants. Pourtant, le personnel est souvent dépassé et les ressources informatiques sont, ici aussi, quasi-inexistantes. De ce constat d’injustice, le professeur a vu la nécessité de mettre à disposition des élèves son ordinateur personnel. Dans une salle louée pour l’occasion par une association, les jeunes indiens peuvent s’essayer à la maîtrise des outils informatiques et, via Skype, dialoguer avec des « mentors » professionnels. L’objectif ? Ouvrir des perspectives mais surtout, commencer à faire le pont entre le rêve de jeunes défavorisés et sa matérialisation.

Soutenues par des philantropes et des ONG, ce genre d’initiatives pourrait révolutionner un système éducatif extrêmement fragmenté, où seule une infime partie d’élèves souvent privilégiés est formée à l’informatique. 

Pour retrouver l’article du Guardian, c’est ici.

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