Comprendre les mécanismes de l’apprentissage spatial par les jeux vidéo share
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Comprendre les mécanismes de l’apprentissage spatial par les jeux vidéo

4 novembre 2015

L’utilisation de jeux vidéo a permis de mettre fin à un débat longtemps demeuré irrésolu : selon les chercheurs de l’Université Carnegie-Mellon, c’est bien l’apprentissage spatial qui modifie le cerveau, et non l’inverse.

L’expérience spatiale change-t-elle la structure du cerveau ? C’est la question, longtemps demeurée sans réponse, sur laquelle se sont penchés les chercheurs de l’Université Carnegie-Mellon.

Pour les besoins de leur expérience, 28 jeunes adultes familiers des jeux vidéo ont été répartis en deux groupes distincts et soumis à des IRM avant et après l’expérience : tandis qu’un premier groupe  était amené à conduire une voiture dans un jeu de simulation sur vingt routes différentes, un second groupe devait refaire vingt fois la même route. 

Le résultat ? Les participants du groupe qui avaient suivi vingt fois le même circuit étaient plus aptes à augmenter leur vitesse, à classer des photographies du paysage et à tracer une carte de la route. Mieux encore : d’après les scanners, l’exercice favorisait une augmentation de la taille de l’hippocampe, à savoir la structure corticale qui permet la mémoire et la navigation spatiale, et une meilleure connexion de cette zone aux autres parties du cerveau. 

Financée par l’Office of Naval Research, cette étude laisse envisager une meilleure compréhension de la cartographie cognitive humaine et du fonctionnement de l’hippocampe, qui joue également un rôle central dans notre mémoire. 

Plus d’informations avec l’article de l’Université Carnegie Mellon

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