Corée du Sud : 1,2 million de faux tweets peuvent-ils influencer une élection ? share
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Corée du Sud : 1,2 million de faux tweets peuvent-ils influencer une élection ?

2 décembre 2013

1,2 millions de tweets faisant l’éloge de la dirigeante de la Corée du Sud – candidate à sa réélection – ou entachant la réputation de ses concurrents dans la course à la Présidentielle : voici ce dont se sont rendus coupables les services secrets sud-coréens en décembre dernier, au service d’une Présidente qui a été, depuis, confortablement réélue. C’est ce qu’a révélé le New York Times le 21 novembre dernier.

Il n’est pas certain que ce « trucage » orchestré par de puissants ordinateurs ait eu un véritable impact sur le vote des électeurs – bien que Kim Han-gil, le chef de l’opposition ait accusé la dirigeante, Park Geun-hye, d’avoir ainsi fait basculer l’opinion en sa faveur. 

Les autorités, qui ont déjà inculpé plusieurs responsables des services secrets convaincus d’être à l’origine de cette action, sont maintenant en train d’éclaircir une affaire similaire qui concernerait cette fois 23 millions de tweets diffamant les leaders de l’opposition sud-coréenne. 

L’affaire a suscité de nombreuses protestations dans un pays qui se souvient que le National Intelligence Service (NIS), autrefois connue sous le nom de KCIA, servait sous les précédentes dictatures militaires (et notamment celle du père de la dirigeante) à réprimer la dissidence… y compris au moyen de la torture.

Park Geun-hye a déclaré ne pas avoir été informée d’une telle action, mais a promis d’empêcher à l’avenir le NIS d’intervenir dans les affaires politiques. Les porte-parole de l’agence ont expliqué quant à eux que les tweets avaient été émis dans le cadre d’une opération de routine contre la Corée du Nord, qui utilise régulièrement Internet pour propager les critiques des politiques sud-coréens.

Mois après mois, Twitter confirme décidément son statut de poids lourd du soft power à l’heure de la révolution de l’info. Pour en savoir plus, c’est par ici, sur le site du New York Times.

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