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De l'informatique à la culture numérique

23 avril 2012

Faut-il enseigner l’informatique ou maîtriser la culture numérique ? Le débat n’est pas nouveau : dès 1980 avec Seymour Papert, le langage LOGO fait son apparition au primaire. L’introduction du B2I en 2001 en est un nouveau jalon. Le débat se caricature entre les tenant d’une discipline de plus dans un curriculum français déjà saturé (et pourquoi pas plutôt le droit ou l’histoire de l’art?) et le tenant d’une culture numérique.

Ceux qui militaient déjà pour une option informatique au Lycée en 1980, la font réintroduire en Terminale pour 2012. Mais face à cette « informatique » perçue comme réductrice, la majorité des acteurs plaide pour une présence de la culture numérique dans l’ensemble des disciplines. Le numérique ne peut être parqué dans un enseignement pour futurs développeurs. Il s’agit davantage de former et de bénéficier de cette culture numérique au sein de chaque discipline.

Ce sont aussi de nouvelles approches pédagogiques que l’Education Nationale privilégie : compétences de collaboration, travail en mode projet, nouvelles formes de communication, apprentissage du discernement numérique… La plupart des pays ont basculé de l’approche « informaticienne » vers une approche « usage du numérique pour tous ». L’enfermement du numérique dans une discipline contribuant à un désengagement symétrique du numérique de toutes les autres.

Il y a désormais convergence d’une part sur l’importance de l’informatique, porteuse des métiers de demain, et de l’autre sur la culture numérique, pour éviter aux digitals natives l’écueil du digital naïve. Des logiciels d’initiation au codage comme Scratch, Kodu pourrait permettre une « main à la pâte numérique » au primaire. De même, la généralisation d’option numérique pour l’ensemble des filières du Baccalauréat permettrait un décloisonnement du numérique.

Enfin l’idée d’un Portfolio numérique qui rassemblerait les projets réalisés par l’élèves dans sa scolarité (IDD en collège, stage de découverte en 3e, TPE en lycée…) et dont la notation rentrerait de façon significative dans la note des disciplines au Baccalauréat serait une garantie que ce voeux d’un apprentissage du numérique ne reste pas marginal. Ce qu’il reste encore clairement aujourd’hui.

 

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