Demain, tous immortels ?

18 juillet 2012

L’immortalité, c’est pour dans 20 ans. Oui, oui, vous avez bien lu : dans une génération, nous aurons trouvé le moyen de hacker le code-source de la vie, pour « reprogrammer notre corps à la première version du logiciel ». C’est du moins ce qu’explique le scientifique Ray Kurzweil dans en entretien rapporté par Business Insider.

C’est en observant la courbe d’accélération des innovations technologiques que le scientifique est arrivé à cette « prophétie » : comme Schumpeter et d’autres économistes après lui, il remarque qu’à certaines périodes de l’Histoire, le progrès technique se montre exponentiel. Les innovations arrivent par « grappes », l’une entraînant l’autre, et les technologies sont adoptées de plus en plus rapidement.

Alors, pour Ray Kurzweil, cela ne fait aucun doute : avec la révolution numérique, l’explosion des bio et des nanotechnologies, nous ne serions qu’au commencement d’une de ces courbes de croissance de nos savoirs. Et nous nous dirigeons « forcément » vers un monde où l’être humain s’hybridera, en se dotant de membres et d’organes artificiels. Avec « des nanorobots pour remplacer les globules, et faire leur travail des milliers de fois plus efficacement ».
 

Ray Kurzweil n’est pas le seul scientifique à rêver, en étirant -beaucoup- certaines tendances actuelles de la recherche scientifique, à un futur « humain augmenté » : nous vous avions déjà parlé de désir d’immortalité dans ce billet sur le transhumanisme.

Finalement, ce scénario est-il raisonnable ? Ou seulement souhaitable ? Parmi les différentes utopies qui se dessinent pour demain, cette forme d’optimisme à toute épreuve n’est qu’une option parmi d’autres… Mais les transhumanistes ont au moins le mérite de soulever le débat, sur une thématique qui ne manque pas de questions éthiques.

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