Demain, tous polytechniciens ?

17 juin 2013

Les MOOCs, ces cours en ligne « nouvelle génération » qui font fureur outre-atlantique, arrivent sur le Vieux continent avec des cours en Français ! Parmi les premières institutions françaises à se lancer, la prestigieuse Ecole polytechnique mettra à la rentrée 2013 certains de ses cours à disposition de tous. Sur Ile-de-France 2030, un entretien avec Franck Pacard, le directeur général adjoint de l’enseignement donne quelques informations sur cette démarche. 

En France, le diplôme de certains grandes écoles « constitue une rente » dont on peut se prévaloir toute sa vie, regrettaient plusieurs intervenants de la conférence « La French Touch de l’Education » organisée par Leeaarn le 28 mai dernier. Des regrets, car le diplôme laisse penser qu’on a atteint à un instant T de sa vie un niveau de connaissances suffisant pour toute sa carrière… ce qui peut sembler bien anachronique, à un moment dans l’Histoire de nos sociétés où l’obsolescence rapide des techniques et des compétences oblige de plus en plus à se former tout au long de la vie. 

La formation continue, c’est justement l’une des vocations des MOOCs, ces cours en ligne « nouvelle génération » qui font fureur outre-atlantique. Valorisant, dans leur esprit, l’acquisition libre de compétences plutôt que la « preuve par le diplôme », ils sont symboliques d’une éducation en mode « bêta permanente » qui pourrait radicalement transformer notre système éducatif.

Cela étant, doit-on être surpris de rencontrer l’Ecole Polytechnique dans les premières – en fait, la première institution française à mettre ses cours à disposition de tous via la plateforme Coursera ? Pas tant que ça, si l’on en croit son directeur général adjoint de l’enseignement. L’accroissement de la notoriété de l’école étant au chapitre des motivations qui président à cette démarche, il faut croire que l’ouverture a du bon. Elle irait même presque de soi pour la vénérable institution qui se prête ainsi au jeu :

« L’idée est de prendre le train en marche au moment où il ne va pas encore trop vite, et d’acquérir une expérience dont on fera ensuite profiter nos partenaires. Plus généralement, nous voulons prendre part à la construction de la pédagogie de demain, être acteurs plutôt que spectateurs, en somme ».

Si le diplôme devait perdre en importance à l’avenir, gageons que la « marque » de l’institution qui délivre l’enseignement a encore de beaux jours devant elle.  

Pour lire l’entretien dans son intégralité, c’est par ici !

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