Des intermédiaires encore plus forts !

28 octobre 2011

Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut plus informer comme avant. Avec le web, les gens prennent la parole et on ne peut tout bonnement pas faire comme s’ils n’étaient pas là. On assiste à la fin d’un modèle où l’on envoyait de l’information de manière descendante et on arrive dans un monde, avec les médias sociaux, où, de manière horizontale, tout le monde réagit. Un exemple récent que je connais bien : la « question du jour ». Posée aux internautes sur MSN par la rédaction de M6, elle mobilise une audience massive, avec en moyenne 60 000-70 000 réponses, et des pics jusqu’à 175 000 répondant. Sur le plateau du JT, les journalistes de M6 répondent ensuite, en direct, aux questions des internautes. Ce format éditorial n’a rien d’anecdotique. Il nous permet de prendre l’air du temps, de remonter des sujets, d’instaurer une relation de proximité entre les journalistes et nos communautés.

Bien évidemment, cela ne veut en rien dire que nous sommes tous devenus journalistes. Dans cette situation d’accélération de la diffusion de l’information et d’explosion du nombre de sources, il faut des intermédiaires encore plus forts, qu’il s’agisse des médias traditionnels ou des plateformes, qui diffusent une information vérifiée, validée et encadrée. Le rôle du journaliste, dans sa dimension de fact-checker, est devenu absolument crucial.
 

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