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Des pilules numériques pour suivre sa santé en temps réel

26 juin 2013

Un assistant médical robotisé dans votre estomac ? Pas si aberrant que ça, la technologie existe déjà comme le révèle un article du New York Times. Existant sous forme de pilule, cette innovation devrait permettre de suivre certains indicateurs biologiques clés de la personne l’ayant ingérée.

Si on leur trouve déjà des usages parallèles (comme ouvrir des portes ou remplacer les mots de passe), ces pilules-ordinateurs devraient surtout faire surface à grande échelle dans un objectif médical. La plupart des modèles permettent de suivre en temps réel des variations corporelles telles que le flux sanguin, la température du corps, l’absorption de certaines substances et plus généralement les signes vitaux d’un individu. Les informations récoltées par le minuscule ordinateur sont rendues accessibles à la personne ayant ingéré la pilule, son médecin, ou éventuellement les proches (pour une personne âgée par exemple) par mail ou via une application pour Smartphones. Cette technologie aurait déjà utilisée dans certains cadres extrêmes, par des astronautes durant leur voyage spatial, où la présence d’un médecin est plus que compromise, mais aussi par certains sportifs de haut niveau pour s’assurer qu’ils n’atteignent pas une température corporelle trop élevée durant leurs entrainements et compétitions.

Un concept qui séduit puisque l’entreprise Proteus Digital Health, dont la pilule-ordinateur a la particularité d’utiliser le corps plutôt qu’une batterie comme source d’énergie, a récemment levé 62,5 millions de dollars pour développer et commercialiser son projet, approuvé par la Food and Drug Administration l’année dernière.

Cette initiative, rappelant les tatouages temporaires, qui servaient un objectif similaire devrait se développer d’ici quelques années et permettre de surveiller efficacement les indicateurs vitaux de personnes atteintes de maladies dans un premier temps puis se généraliser jusqu’aux individus sains. Ces pilules posent cependant de sérieux problèmes de vie privée, en récoltant des données extrêmement personnelles et en les envoyant en permanence vers des terminaux informatisés, que ce soit la boite mail ou le mobile. 

Retrouvez l’article du New York Times ici !

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