Des Quartiers Numériques pour régler les grands problèmes du Monde share
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Des Quartiers Numériques pour régler les grands problèmes du Monde

14 mai 2013

Techcrunch, l’un des blogs phares de la Silicon Valley, a récemment publié les résultats de la vaste étude mondiale sur le «Start Up Genome », révélant les meilleures capitales mondiales pour créer sa start up et la développer. Pas trop de surprises dans le top 3 de ce classement :

1.      Silicon Valley (San Francisco, Palo Alto, San Jose, Oakland)

2.      New York City (NYC, Brooklyn)

3.      Londres

Paris arrive en 11ème position, après Moscou et un peu avant Berlin. Il y a donc encore un peu de travail à faire.

Au delà du simple “classement », il est intéressant de se pencher sur quelques-uns des critères de cette étude, qui peuvent nous inspirer pour la réussite de la création des futurs quartiers numériques parisiens et en région. Parmi ces conditions, la disponibilité du capital joue en rôle clé, et il faut espérer que son accès sera rendu aisé dans tous les quartiers numériques. À défaut, on assèchera les potentiels de création et on assistera à un saupoudrage qui ne permettra pas de financer suffisamment les projets les plus prometteurs.

La taille du marché et son accessibilité jouent aussi un rôle central. En ce sens, nos quartiers numériques ne devront pas être des silos isolés les uns des autres et coupés du reste du monde, et notamment du reste de l’Europe. Favoriser les synergies entre quartiers et s’assurer de l’ouverture à l’extérieur sera un des facteurs clés de succès. 

Les effets de synergie existent, et ils sont prouvés. Ils ne suffisent pas à générer l’innovation, mais ils y contribuent fortement.

Mais au fond, pourquoi crée-t-on des start-up ? Pour s’enrichir ? Avec un taux d’échec de plus de 70 à 80% et un véritable taux de succès de moins de 5%, les motivations sont bien différentes : envie de créer, désir d’inventer, motivation profonde de régler des problèmes et de changer le monde. Les quartiers numériques français doivent être profondément imprégnés de cette culture, qui permettra d’attirer des talents et de leur donner le terreau dont ils ont besoin pour s’épanouir. On imagine des endroits où il fait bon créer, où il souffle un vent de liberté et de motivation exacerbée pour tenter d’imaginer des technologies qui vont aider le monde à régler de grands problèmes. Et le monde en a besoin ! À ce titre, il semble, vu de Silicon Valley, que c’est tout à fait dans le génome de la France de s’attaquer à ce genre de problème. C’est peut-être cela la bonne approche. 

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