Dessiner le visage d’un criminel grâce à son ADN : c’est pour demain share
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Dessiner le visage d'un criminel grâce à son ADN : c'est pour demain

24 mars 2014

Un meurtre commis, l’ADN d’un suspect relevé mais aucune correspondance dans la base de données de la police ? Ce ne sera un jour plus un problème, affirme un article du New Scientist, qui rend compte de la prodigieuse avancée de l’imagerie 3D à partir de l’ADN humain.

Mark Shriver, généticien et Peter Claes, spécialiste en imagerie 3D, ont modélisé près de 600 visages avant d’établir plus de 7000 points de comparaison entre chacun d’eux. Ces données recueillies puis associées à celles de l’analyse ADN des volontaires leur ont permis de mettre en évidence des corrélations entre caractéristique génétique et trait physique distinctif.

Une formidable avancée pour le monde judiciaire ? Pas encore, car malgré des résultats assez convaincants, la fiabilité des statistiques doit encore être éprouvée par une comparaison menée sur un échantillon représentatif plus large.

« Je suis sûr que d’ici 10 ans, nous serons capables, grâce à l’informatique, de modéliser le bon visage » affirme Peter Claes.

Mais son collègue, le Dr Shriver, travaille déjà avec des policiers à la résolution d’une affaire de viol en série en Pennsylvanie, bien que la reconstruction faciale à partir de l’ADN ne soit pas (encore) considérée comme une preuve.

Comme l’affirme Bruce Burdowle, expert en analyse ADN pour le FBI, une telle avancée pourrait permettre d’associer un visage aux victimes non identifiables aussi bien qu’aux coupables. Et pour les paléonthologues, c’est aussi la promesse d’enfin savoir à quoi ressemblaient exactement nos ancêtres. De la supposition à la preuve scientifique il n’y a qu’un pas, le big data ?

Pour lire l’article, c’est ici.

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