Dessine-moi les France du numérique

13 novembre 2012

Dresser le panorama de l’économie numérique en France : c’est le défi dans lequel c’est lancé L’Usine Nouvelle. Parmi les principaux enseignements : à chaque région sa « spécialité numérique ».

Difficile d’établir un panorama de l’économie du numérique en France : les acteurs sont extrêmement nombreux, leurs données sont éparpillées, les chiffres ne sont pas compilés, l’Observatoire du Numérique créé en novembre 2011 est resté muet… 

C’est donc sous la forme d’un dossier avec un article par région que l’Usine Nouvelle s’est attaquée à la question. Retour sur les principaux enseignements.

> Les cinq écosystèmes de la France numérique 

« Le numérique n’est pas seulement un secteur industriel, c’est une transformation économique et sociale complète. Une révolution industrielle plus grande que la précédente » explique Henri Verdier, président du pôle de compétitivité Cap Digital.

Il distingue ainsi cinq écosystèmes – « mais pas facilement mesurables » – du numérique en France :

1) Le plus connu et le plus ancien, celui qui regroupe les acteurs des TIC, les éditeurs de logiciels, sociétés de services informatiques et télécommunications. Un secteur pesant près de 700 000 personnes sur l’ensemble du territoire.

2) Celui des industries culturelles et créatives qui englobent 300 000 personnes dans leurs parties numériques.

3) Celui des « start-ups Internet ». Problème : il n’y a pas de véritable chiffre. Elles emploieraient en moyenne une dizaine de salariés pour un total supérieur à 10 000 personnes.

4) L’écosystème touchant à l’hybridation du monde, notamment avec les nouveaux objets communicants et la robotique de service.

5) Enfin, le dernier est probablement le plus complexe : il concerne « toute la transformation industrielle » liée au numérique – des nouvelles formes de travail au développement de services dans le nuage. Et « là, on ne compte pas les emplois créés, mais ceux que l’on ne perdra pas » précise Henri Verdier.

> La carte des numériques français 

D’après l’étude, la création des pôles de compétitivité en 2005 a  permis de créer des concentrations d’acteurs sur ces écosystèmes : en Ile-de-France par exemple, mais également en Provence-Alpes-Côte d’Azur, à Lyon ou en Normandie. Ces neuf pôles spécialisés – et regroupant près de 2500 entreprises adhérentes – ne traduisent pour autant par toutes les réalités du numérique en France.

Ils ne permettent pas exemple pas de voir la dynamique de la e-santé en Aquitaine et en Languedoc-Roussillon, du e-learning en Bourgogne ou des jeux vidéo à Montpellier. Des réalités, des richesses et des diversités à découvrir ici.

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