Deux ans de recherches pour décrypter l’énigme cachée dans le logo de l’ANSSI share
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Deux ans de recherches pour décrypter l'énigme cachée dans le logo de l'ANSSI

26 janvier 2015

Lorsque le nouveau logo de l’ANSSI, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, a été dévoilé le 3 février 2012 sur leur site, rien ne laissait deviner qu’il comportait une énigme. Si ce n’est une phrase, pour le moins énigmatique, visible en bas de page : « Les curieux apprécieront les fonds d’écran qui ont également été réalisés ». De quoi donner du fil à retordre à certains internautes tout au long d’un parcours semé d’embûches, que nous rapportait le magazine MISC. 

Il aura fallu deux ans avant que la solution de ce challenge de sécurité informatique, qui rappelle celui de la structure cryptographique Kryptos dans l’enceinte de la CIA, ne soit enfin trouvée. Cryptanalyse, analyses fréquentielles, algorithmes de permutation… Un grand nombre de techniques de décryptage ont été mises en œuvre pour parvenir au résultat final. Contraints d’optimiser le très faible nombre d’indices mis à leur disposition, les internautes se sont également livré à de nombreuses hypothèses.

L’étape la plus brillante de cette énigme reste probablement celle du message caché dans le troisième bloc du cercle interne du logo. Sous un encodage base64, ce dernier dissimulait une citation liée à Léonard de Vinci : « Le sourire de la Joconde cachait bien des mystères… ». Cette phrase n’est pas restée longtemps obscure pour les « enquêteurs » : rappelant la technique du « sfumato », ou superposition de plusieurs fines couches de peinture de couleurs différentes pour un rendu vaporeux, elle appelait à l’extraction des données de chaque couche du logo avec un logiciel de reconnaissance de caractères.

Au pied du mur, face à la dernière étape, l’auteur de l’article s’est néanmoins vu forcé de s’adresser à CH4LL3N9E@ssi.gouv.fr, sous la forme d’une poésie… A laquelle les responsables ont répondu selon le même format, insérant à leur poème l’acrostiche « Pollard P Moins Un ». Celui-ci désigne un algorithme de factorisation d’entiers.

Et l’auteur de conclure, entretenant le mystère  :

 « […]si des curieux souhaitent savoir ce qu’il y avait exactement à gagner… et bien sachez que les détails de cette information sont placés sous licence Beerware 🙂 »

Pour retrouver l’histoire complète de cette quête de deux ans, et peut-être découvrir ce qui se cache derrière cette dernière énigme, c’est par ici

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