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Devra-t-on acheter des antivirus pour nos voitures connectées ?

18 février 2014

Les technologies connectées représentent une nouvelle étape dans la numérisation du monde : elles ont dépassé depuis 2008 le nombre d’habitants sur la planète (7,2 milliards d’habitants pour 25 milliards d’objets connectés), et on en attend 50 milliards pour 2020. Mais comment anticiper les risques liés à leur utilisation ?

L’arrivée de la voiture connectée offre un bon exemple des futurs défis à traiter : parce qu’elle est sans chauffeur, doit-on craindre des accidents liés à des bugs informatiques ? Parce qu’elle est électrique et donc silencieuse, ne faut-il pas lui réinventer un son pour la sécurité des piétons ?

Un autre point de vigilance nous est rappelé par Slate : lorsqu’elle fonctionne essentiellement grâce à des systèmes informatiques, une voiture peut être hackée. 

« Une voiture est un mini-réseau, explique à Slate Alberto Garcia Illera, et actuellement il n’y a aucune sécurité mise en place. »

Avec son collègue Javier Vazquez-Vidal, le chercheur a voulu sensibiliser l’industrie automobile à ce risque en… concevant un système de hacking des voitures connectées !

DeviCAN Hacking Tool (CHT) est un appareil connecté à votre voiture capable de pirater le système électrique et informatique autonome de votre véhicule, le CAN (Controller Area Network). Une simple connexion au réseau CAN permet au pirate de rentrer des instructions envoyées par Bluetooth depuis un ordinateur et d’opérer ainsi directement sur les fonctions de la voiture.

Alors, parmi tous les détecteurs intégrés aux nouvelles voitures – comme par exemple, ceux alertant automatiquement les secours en cas d’impact, faudra-t-il acheter des antivirus pour nos voitures connectées ? 

Pour en savoir plus sur la voiture piratée, c’est ici dans Slate.

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