« Digiwork » : quelles formes de travail pour demain ? share
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"Digiwork" : quelles formes de travail pour demain ?

21 octobre 2014

S’intéressant aux transformations du travail par le numérique, les travaux de prospectives de la Fing (Fondation Internet nouvelle génération) ont permis d’aboutir à huit scénarios, volontairement poussés à l’extrême, pour essayer d’imaginer les formes de travail dans les années à venir. C’est La Tribune et l’Usine digitale qui nous rapportent cette information.

Développés autour de quatre grandes thématiques (l’individu au travail ; le collectif et le management ; les espaces et le temps de travail ; la valeur et la rétribution du travail), les huit scénarios présentés se basent bel et bien sur des tendances déjà observables aujourd’hui, mobilisant des innovations récentes comme les réseaux sociaux d’entreprise. Si chaque scénario insiste sur un point précis, il existe néanmoins une certaine corrélation entre eux : la demande de flexibilité accrue des travailleurs impacte les formes de management et d’organisation des entreprises.

Ainsi, l’un des scénarios décrit la situation où les entreprises pourraient proposer à leurs salariés des congés illimités. Il ne s’agit pas de pouvoir être en vacances toute l’année, mais plutôt ne pas fixer un nombre précis de jours de congés qu’un salarié peut prendre, dès lors qu’il a rempli ses objectifs. Réfléchissant à de nouvelles organisations, les entreprises chercheraient à mieux partager le temps d’activité rémunérée, permettant ainsi aux salariés d’avoir une vie plus équilibrée. En échange, de nouveaux outils de suivi et de contrôle seraient mis en place pour mesurer les objectifs individuels de chaque salarié désormais très responsabilisés dans leurs missions. L’organisation s’en trouve elle-même modifiée, à travers un dialogue accru à tous les niveaux devenu nécessaire.

Des solutions pour un monde du travail en mutation

L’impact du numérique sur le travail est indéniable : 65% des étudiants d’aujourd’hui pratiqueront au cours de leur vie professionnelle un métier qui n’existe pas encore, et d’ici 20 ans, 47% de nos emplois pourraient être dévolus à des machines. 

Dans notre débat « Comment travaillerons-nous demain ? », Amandine Brugière et Aurialie Jublin, responsables du programme Digiwork de la Fing, analysaient ces bouleversements de l’ensemble des facettes du travail en mobilisant la notion de capitalisme cognitif :

« Tout l’enjeu va être de soutenir l’individu dans la maîtrise de son « écosystème d’activités » : c’est-à-dire dans cet environnement à la fois informationnel, cognitif, relationnel, technique qu’il se construit lui-même en partie et affine au fil de ses expériences personnelles, professionnelles, de loisirs, militantes ».

Pour retrouver les huit scénarios de la Fing, rendez-vous sur La Tribune. Et pour en savoir plus, ne manquez pas les compte-rendus de la conférence Lift des 21 et 22 octobre à Marseille.

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