Quantified everyone : comment classerons-nous nos amis grâce aux données ? share
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Quantified everyone : comment classerons-nous nos amis grâce aux données ?

9 avril 2014

Milo Yiannopoulos serait-il aussi « fou » que Stephen Wolfram, l’informaticien qui a enregistré un maximum de données sur lui-même pour mettre sa vie en chiffres ? Probablement, si ce n’est plus… Le journaliste a compilé dans une base de données des centaines d’informations sur ses amis en les classifiant selon 3 critères : leur QI, leur niveau de vie et leur physique. Cynique ? Pas tellement si l’on en croit le jeune homme expert des questions numériques : il ne ferait qu’anticiper la prochaine étape après la grande vague des réseaux sociaux et du big data. Explications dans une tribune publiée sur The Kernel, le pure-player dont il est le fondateur.

Aujourd’hui, les réseaux sociaux nous invitent à cartographier nos relations et les applications mobiles de « quantified self » nous permettent de mettre notre vie en données. A mi-chemin entre les deux tendances, Milo Yiannopoulos veut appliquer cette approche du « data-driving« , c’est-à-dire, la décision dirigée par les données, à sa vie sociale. En récupérant les informations laissées en ligne par ses contacts, il a commencé à les classer dans un fichier excel afin de recouper leurs données et réaliser des graphiques sur eux (voir l’image ci-dessous). L’objectif : qagner du temps au moment de l’envoi de ses invitations à des dîners, avoir plus de lisibilité sur ses réseaux d’amis et distinguer les interactions les plus intenses. Si la pratique ne manquera pas de provoquer des débats, Milo Yiannopoulos estime qu’elle se développera dans les années à venir. Pour lui :

« Il ne s’agit pas tant de quantification personnelle que de quantification de tout le monde ».

Alors demain, tous managers de nos relations ?

Pour en savoir plus, c’est ici sur The Kernel.

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