Parler d’économie collaborative a-t-il toujours un sens ? share
back to to

Parler d’économie collaborative a-t-il toujours un sens ?

8 octobre 2015

Uber, Airbnb, TaskRabbit… Alors que les plateformes qui se réclament de l’économie collaborative pullulent et mobilisent les gouvernement et régulateurs de nombreux pays, The Guardian explique pourquoi le terme d’économie collaborative est aujourd’hui utilisé à tort et à travers. Et de proposer une alternative.

C’est au sein de la communauté open-source que les valeurs de ce que l’on nomme aujourd’hui l’« économie collaborative » ont été forgées, autour du partage gratuit des ressources créées par la communauté. Mais il a fallu attendre le début des années 2000 pour voir émerger ce concept hors de la sphère du virtuel, puis la crise de 2008 et l’avènement des technologies mobiles pour le voir décoller.

Si certaines plateformes telles que Freecycle ont conservé cette approche originelle de la gratuité, le partage est rapidement devenu de la location, précise le Guardian. Au point de faire de l’économie collaborative un concept marketing ?

Si louer une chambre chez l’habitant sur Airbnb peut être considéré comme du partage (du moment que ce dernier n’en fait pas un travail à temps plein), nous en sommes bien loin lorsqu’il s’agit de rémunérer un chauffeur pour se rendre à l’autre bout de la ville.

Une chose est sûre, relève le Guardian :

« Les entreprises regroupées sous la bannière de l’économie collaborative en sont venues à être caractérisées par tout autre chose : le travail précaire, tout particulièrement caractérisé par l’emploi de sous-traitants plutôt que d’employés à part entière. »

Et de proposer une alternative à ce terme d’économie collaborative : celui de « gig economy », qui exprimerait mieux le court-terme dans lequel s’inscrit cette économie.

Pour en savoir plus, c’est par .

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email