En Tunisie, un cyberdissident devient ministre … share
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En Tunisie, un cyberdissident devient ministre ...

17 janvier 2011

… enfin, plus précisément, secrétaire d’Etat chargé de la jeunesse et des sports, comme Slim Amamou l’a lui-même annoncé en ligne, ce lundi après-midi :

 

Je suis secrétaire d’état a la Jeunesse et aux sports 🙂less than a minute ago via twicca

 

Ce blogueur-activiste-patron-d’une start-up, a passé huit jours en prison il y a à peine deux semaines, avant d’être gracié par Ben Ali.

 

Dans un long entretien diffusé par Pubic Sénat sur son site internet, il raconte l’usage qu’il attribue au web dans les événements tunisiens :

 « Internet y a beaucoup contribué [à faire tomber le gouvernement Ben Ali], vu que les autres medias étaient complètement gangrénés et non-fonctionnels. Il y avait de la censure, de l’auto-censure, tout un système très complexe et ancré qui faisait que l’information ne passait pas. Ni dans un sens ni dans l’autre. 

 

La plus grande masse des tunisiens sont sur facebook. Ils ont permis de lancer des appels à manifester, à protester. Des protestations en ligne aussi. Ils ont permis de diffuser l’information : les medias n’ont pas diffusé les manifestations, mais c’est passé par le net. Les gens se tenaient informés de ce qui passait par Internet. Sans le net, les gens ne se seraient pas informés, ne se seraient pas mobilisés, et n’auraient pas fait tomber ce gouvernement. »

Bref, nous ne sommes pas très loin de ce que raconte Clay Shirky dans l’entretien qu’il nous a accordé, où il revient (rapidement) sur la place des nouvelles techno dans la mobilisation tunisienne.

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