Et l’âge de la « maturité technologique » est… share
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Et l'âge de la "maturité technologique" est...

8 août 2014

Nous atteindrions notre « maturité technologique » à l’adolescence… ensuite, notre dextérité avec les nouveaux outils ne cesserait de se dégrader. C’est ce que révèle une étude récente d’Ofcom sur la confiance des consommateurs et leur agilité numérique. Explications avec Wired UK.

Mêlant les résultats d’un sondage réalisé sur 2000 adultes et 800 jeunes avec le taux de pénétration de l’Internet haut débit, l’étude met en lumière la façon dont les différents groupes d’âge utilisent le numérique, et cherche à déterminer l’âge où l’on est le plus agile en la matière.

Parmi ses nombreuses conclusions, le rapport note un niveau de connaissance et de confiance maximal chez les 14-15 ans. Ensuite, le score relatif à la confiance ne cesse de baisser – 66% des sondés âgés de plus de 55 ans ont ainsi enregistré une note inférieure à la moyenne. 

C’est donc un véritable coup de vieux que l’étude inflige à la génération née dans les années 1960. Le rapport précise même qu’aujourd’hui, les enfants de 6 ans « ont le même degré de compréhension sur les technologies de communication que les personnes âgées de 45 ans ».

L’utilisation totale des médias chez les adultes a atteint une moyenne de 11 heures par jour, soit deux heures de plus qu’en 2010. Si les 16-24 ans passent en moyenne 14 heures sur leurs écrans, cette activité est chez eux largement discontinue et mêlée à d’autres – ils sont en effet plus volontiers adeptes du zapping et du multitâches. Si l’on tient compte de cette utilisation particulière, l’attention accordée à l’écran tombe ainsi, paradoxalement, à « seulement » 9 heures et 8 minutes pour cette tranche d’âge.

Peut-on en conclure que le digital est fondamentalement quelque chose qui appartient aux jeunes ? Wired en doute, arguant que ces résultats peuvent être liés à la transition numérique. Faute de recul pour observer l’usage des nouvelles technologies tout au long de la vie, on peut penser en effet que les quinquagénaires de demain, nourris dès aujourd’hui au numérique, seront beaucoup plus agiles que ne l’ont été leurs aînés. Une addiction qui rendrait alors obsolète la fameuse distinction faite par Mark Prensky avec l’expression  « digital natives »… à moins que cela ne soit déjà fait !

Pour en savoir plus, c’est ici dans l’article de Wired UK.

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