Et si l’ère post-travail était en fait promise à un âge d’or ? share
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Et si l'ère post-travail était en fait promise à un âge d'or ?

30 mai 2014

Dans un monde du travail envahi par les robots, la majorité des êtres humain n’aura-t-elle bientôt plus besoin de travailler ? Loin des utopies techno-béates, les représentations d’un tel futur tiennent plutôt, généralement, du bonheur impossible cher aux dystopies. Pourtant, est-il si inimaginable de prévoir cet avenir dans sa version heureuse ?

C’est la question posée lors de l’événement XPrize Visioneering par Steve Jurvetson, un associé de la société en capital-risque DFJ de la Silicon Valley, nous relaie FastCompany dans cet article du 22 mai 2014.

La fin du travail : l’obsolescence programmée des êtres humains ?

Alors qu’une récente étude de l’université d’Oxford annonçait que 47% de nos emplois d’ici 20 ans pourraient être confiés à des automates, Steve Jurvetson prédit quant à lui un futur avec 80% de taux de chômage. Face à ce qui se dessine comme le nouveau paradigme d’une « ère post-travail », il prévient : le monde a besoin de réfléchir à ce qu’un tel futur aura comme impact sur l’écart entre les riches et les pauvres. 

Et cet écart ne devrait plus, comme par le passé, s’accroître ou se réduire de façon cyclique, mais juste continuer de grossir. Car, explique Jurvetson, « le rythme du progrès technique est déconnecté de l’économie ». En supposant que chaque industrie devienne une partie d’un immense secteur IT, et que les robots prennent tous les jobs non-désirés, l’équation serait simple : il y aurait moins de travail pour les humains. Seulement une petite partie de la population contrôlerait les technologies de l’information et cette force de travail permettrait d’automatiser le reste.

L’ère post-travail, forcément une dystopie ?

Pour cet entrepreneur, ce scénario ne mènerait pas forcément à la catastrophe : aussi paradoxal que cela puisse paraître, un taux de chômage de 80% pourrait aussi ouvrir une « ère post-travail » de l’abondance.

Pour ce faire, il conviendrait dès lors de créer une transition paisible où les conditions de vie décentes seraient assurées pour tous.

Sa proposition : lancer un concours qui récompenserait celui qui trouverait comment répondre à cet enjeu de taille !

Il ne s’agirait donc pas de rentrer dans une course contre les machines – mais d’inventer de nouvelles façons de travailler avec elles et redéfinir les conditions de vie pour les « humains obsolètes ». Et plus encore, d’agir par la loi pour transformer le système en profondeur : repenser en fonction de ce scénario l’éducation, l’entrepreneuriat et la politique fiscale – comme le suggèrent les auteurs Erick Brynjolfsson et Andrew McAfee dans leur récent ouvrage « Second âge des machines ».

Et pour en savoir plus sur l’article de FastCompany, c’est par là.

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