Etats-Unis : financer l’informatique et les mathématiques au détriment des études littéraires ? share
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Etats-Unis : financer l’informatique et les mathématiques au détriment des études littéraires ?

New York Times 26 février 2016

Depuis l’appel d’un gouverneur républicain à ne plus distribuer de bourses aux étudiants en littérature française, un nombre grandissant d’élus américains s’accorde sur le fait d’aiguiller les élèves uniquement vers les formations prisées par les recruteurs. Explications avec le New York Times.

A quels étudiants américains octroyer une bourse ? A cette question, un nombre croissant d’élus a trouvé la réponse : à ceux qui seront le plus à même de trouver un emploi par la suite, à savoir les futurs ingénieurs, mathématiciens, développeurs ou plus généralement, employés du secteur des STEM (Science, Technology, Engineering and Mathematics).

Au critère de la facilité à trouver un emploi après le diplôme, s’ajoute progressivement l’importance de la rémunération du secteur pour accorder une bourse. Là aussi, les étudiants littéraires voient les statistiques jouer en leur défaveur

A trop aligner les bourses avec des nécessités économiques, n’y a-t-il pas un risque à voir ces étudiants disparaître ? Ou à accorder seulement aux plus aisés le luxe d’étudier les langues, la philosophie, l’histoire et, plus largement, les sciences humaines et sociales ? Outre-Atlantique, le débat est ouvert et pose la question de savoir ce pour quoi devrait être utilisé l’argent public, selon Anthony Carnevale, professeur à l’Université de Georgetown. Egalement président du Center on Education and the Workforce, il juge simplement que les étudiants devraient avoir accès à davantage d’informations avant de se lancer dans leurs études :

« Il s’agit simplement d’aider les gens à prendre les bonnes décisions. On ne peut pas apprendre toute sa vie sans gagner de l’argent sur le long terme ».

Plus d’informations avec l’article du New York Times

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