Facebook disparu dans 2 ans ? L’étonnant #fail des chercheurs de Princeton share
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Facebook disparu dans 2 ans ? L'étonnant #fail des chercheurs de Princeton

24 janvier 2014

Le 23 janvier dernier, nous relayions une surprenante étude de l’université de Princeton selon laquelle Facebook pourrait perdre 80% de ses utilisateurs entre 2015 et 2017. Aujourd’hui, 24 janvier, un data scientist de Facebook a réagi d’une façon plutôt amusante en utilisant la même méthodologie pour prédire que d’ici à 2017, Princeton perdrait également 80% de ses étudiants. Explications avec TechCrunch.

La croissance de Facebook finira par connaître une fin rapide, un peu comme une maladie infectieuse qui se propage rapidement avant de disparaître subitement : c’est ce qu’affirmaient les chercheurs de Princeton qui ont modélisé les cycles de vie des médias sociaux… selon une méthode empruntée aux épidémiologistes. Si un seuil critique de « désaffection » était atteint cette année, les chercheurs prédisent que Facebook pourrait connaître un déclin rapide… jusqu’à perdre 80 % de sa base d’utilisateurs entre 2015 et 2017.

Oui mais voilà : pour calculer cette désaffection du public pour Facebook, les chercheurs de Princeton s’en sont tenus au nombre d’occurences du mot « Facebook » dans les moteurs de recherche – effectivement en baisse. Mais croire que cette baisse traduisait un intérêt moindre pour le réseau social était un présupposé bien peu rigoureux : on peut l’expliquer bien plus simplement, par le fait que les utilisateurs de Facebook s’y connectent de plus en plus via son application mobile et non plus en le cherchant sur un moteur… une erreur d’appréciation qui a induit un terrible biais dans l’enquête.

Hormis le fait qu’il reste très difficile d’affirmer que l’utilisation d’un modèle habituellement réservé aux épidémies convienne pour mieux comprendre les cycles de vie des réseaux sociaux, d’autres présupposés des chercheurs sont également critiquables – vous les découvrirez dans le détail ici, sur le site de TechCrunch.  

Il n’en reste pas moins, rappelle le magazine, que Facebook aura à affronter en 2014 un certain nombre de défis – à commencer par une certaine désaffection des adolescents américains pour son service, ce que le réseau social avait reconnu en octobre dernier.

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