Facebook peut-il disparaître ?

22 janvier 2014

Sale temps pour Facebook en ce début 2014 : alors que le réseau social a admis en octobre dernier connaître un déclin d’intérêt auprès des adolescents, une étude prédit rien moins que la mort du réseau social d’ici à 2017. Explications avec Time Business.  

La croissance de Facebook finira par connaître une fin rapide, un peu comme une maladie infectieuse qui se propage rapidement avant de disparaître subitement : c’est ce qu’affirment des chercheurs de Princeton qui ont modélisé les cycles de vie des médias sociaux… selon une méthode empruntée aux épidémiologistes.

Après tout, si les modèles mathématiques de propagation des épidémies peuvent être utilisés pour comprendre l’adoption en masse des réseaux sociaux, il y a fort à parier que le même modèle puisse servir à prédire leur disparition. Le principe et le suivant : tant qu’aucun de vos amis n’est sur Facebook, son intérêt est limité et le réseau social stagne. Mais dès lors que le nombre d’inscrits parmi vos amis a atteint un seuil critique, c’est la « contagion » : l’utilité du service croît soudainement, de façon exponentielle… et tout le monde se met à l’adopter.

Selon les chercheurs, il pourrait en aller de même en sens inverse si un trop grand nombre d’inscrits se mettait à moins utiliser le réseau : à mesure que mes amis s’en désintéressent, le réseau perd de son intérêt pour moi aussi. Si ce seuil critique de « désaffection » était atteint cette année, les chercheurs prédisent que Facebook pourrait connaître un déclin rapide… jusqu’à perdre 80 % de sa base d’utilisateurs entre 2015 et 2017.

« Les idées, comme les maladies, sont connues pour se répandre comme des virus entre les gens avant de finalement s’éteindre, et ont été modélisées avec succès avec des modèles épidémiologiques », commentent les chercheurs qui semblent avoir lu Gramsci.

S’il en va des réseaux sociaux comme des épidémies – et on pourrait être bientôt fixés ? – on tient là une véritable leçon de viralité au sens strict…

Et vous, que feriez-vous si Facebook disparaissait ?

L’étude complète est à consulter ici.

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