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Paris, Beyrouth, Jakarta : quand Facebook décide de ce qui est une tragédie

19 janvier 2016

Comment Facebook détermine-t-il s’il doit activer (ou non) sa fonctionnalité safety check ? Les attentats perpétrés par Daesh à Jakarta mettent une nouvelle fois en lumière la difficile position dans laquelle se retrouve le réseau social, obligé d’évaluer la gravité d’une crise, comme le remarque The Washington Post.

Jeudi 14 janvier 2016, Daesh a frappé en plein cœur de la capitale indonésienne, suivant le même modus operandi que les attaques de Paris en novembre dernier. Des attaques qui avaient provoqué l’activation de la fonctionnalité safety check de Facebook, qui permet aux utilisateurs de se signaler soi-même ou ses proches en sécurité lorsqu’une crise survient. A Jakarta, cela n’a pas été le cas, alors que le réseau compte pourtant 70 millions d’utilisateurs dans le pays.

A l’origine pensé pour les situations de catastrophes naturelles, et inauguré lors du séisme de 2014 au Népal, le safety check achoppe donc, on le voit, sur la question des attentats. Ce n’est en effet pas la première fois que le déclenchement de cette fonctionnalité interroge : le 12 novembre dernier, Beyrouth avait été frappée par l’attaque terroriste la plus meurtrière depuis la fin de la guerre civile libanaise. Pourtant, Facebook n’avait pas activé cette fonctionnalité. Le lendemain, après les attentats de Paris, les internautes libanais avaient dénoncé deux poids deux mesures. Un débat que l’on retrouve aujourd’hui.

L’article complet à lire ici.

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