Faire parler les données de l'éducation

9 septembre 2011

Notes, assiduité, résultats aux examens, données socio-économiques… Les établissements scolaires et les universités disposent d’un large éventail de données sur les élèves. Pourtant, cette masse de données n’est pas suffisamment exploitée, selon le théoricien de l’éducation George Siemens (auteur de plusieurs blogs comme elearnspace et Connectivism) de l’Institut de recherche des technologies augmentées pour la connaissance de l’université d’Athabasca.

 

Interrogé par le site O’Reilly Radar, le chercheur estime que grâce au numérique, ces données pourraient pourtant être mieux collectées et mieux utilisées. Comment ? s’interroge Internet Actu qui a repéré l’info.

 

En s’intéressant aux outils qui permettent d’enregistrer le temps passé sur une ressource, la fréquence d’affichage ou encore le nombre de connexions. Ces données, assez semblables à celles du trafic d’un site, pourraient témoigner des progrès de chaque élève, selon le chercheur. Autre piste avancée : celle des médias sociaux.

 

«  Les réseaux sociaux peuvent fournir de précieuses informations sur la façon dont les apprenants sont connectés les uns aux autres et à l’université », assure George Siemens.

 

Le chercheur va même plus loin en affirmant que ces données seraient une bonne façon d’évaluer l’efficacité d’une pédagogie :

 

« Nous avons besoin d’outils, de moyens sur lesquels fonder les réformes éducatives incessantes… Les outils de mesure et d’analyse de l’apprentissage doivent avoir ce rôle. Une fois que nous comprendrons mieux le processus d’apprentissage, alors nous pourrons prendre des décisions éclairées étayées par des preuves. »

 

(Visuel: Reasons for student absence from UK secondary schools, Autumn 2008 / Spring 2009 par dougbelshaw, Flickr, licence CC)

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