Faux commentaires : peut-on encore faire confiance aux avis sur Internet ? share
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Faux commentaires : peut-on encore faire confiance aux avis sur Internet ?

23 juin 2014

Avant de réserver un hôtel, louer une voiture ou acheter un robot mixeur, c’est un passage obligé pour nombre d’internautes. Les sites comme Ciao, Tripadvisor ou encore Allociné regroupent les témoignages d’utilisateurs dithyrambiques ou au contraire franchement dégoûtés. Mais d’après le Journal du CNRS, les faux avis seraient de plus en plus nombreux à polluer le web…

Des enjeux économiques faramineux

Selon Andreas Munzel, spécialiste de l’analyse des avis d’internautes et auteur de l’ouvrage « Interactions in online review sites. Motives, effects, and management », ce sont entre 10% et 30% des avis publiés en ligne qui seraient frauduleux. Mauvaise nouvelle pour les consommateurs internautes accordent aujourd’hui une confiance sans partage à ces opinions : 80% des acheteurs en ligne tiennent compte de ces avis, et d’après une étude de Nielsen, près de 70% des répondants disent faire confiance aux opinions des consommateurs.

Si les chercheurs affirment pouvoir identifier aujourd’hui avec 90% de certitude les avis frauduleux grâce à certains indicateurs textuels, la course à l’armement technologique fait rage.

« Les agences d’e-réputation spécialisées dans la création de faux avis savent adapter leur style de rédaction aux plus récentes avancées des systèmes de détection, déplore Andreas Munzel. Cette course entre la recherche et ces faussaires professionnels rend le développement d’un filtre de détection extrêmement difficile et fragile. »

Et si les professionnels écopent régulièrement d’amendes en la matière, beaucoup craignent que la tendance ne perdure, en raison des énormes enjeux économiques que représente la communication sur le web, comme le souligne le Huffington Post…

Et demain ?

Si les faux avis pullulent sur le web, quelles pourraient être les conséquences à long terme ? Les consommateurs risquent de se tourner vers les sources d’information qu’ils estiment crédibles, comme leurs amis ou leurs collègues. Un scénario « perdant-perdant » pour Andreas Munzel : les internautes, qui limiteront les recommandations à leurs cercles les plus proches, et les entreprises, qui seront privés d’une source importante de retours d’expériences de clients.

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