Geek, nerd, hacker : quelles différences ?

31 août 2011
Allez, avouez : vous êtes déjà tombé sur ces termes, mais sans forcément savoir la réalité qu’ils revêtent. Geek, nerd, hacker : évidemment, vous savez que l’on parle numérique. Mais de là à savoir qui fait quoi … .
 
Les clichés, eux, existent. Sitôt prononcés, ils deviennent même cultes. Citons :
  • en mars 2009, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors secrétaire d’Etat chargée de la prospective et de l’économie numérique, qui évoque le « doux bronzage écran d’ordinateur » des geeks lors d’une conférence de presse. Verdict : 50.000 vues pour la vidéo … 
  • quelques mois plus tard, en mai 2009, Xavier Ternisien se risquait, dans un long reportage du Monde, à la description du « ton blâfard des geeks ». Là encore, succès immédiat assuré …  
Histoire d’arrêter de prendre des choux pour des carottes, et inversement, nous vous conseillons la lecture d’un très court billet publié par Joseph Reagle, chercheur associé au Berkman Center for Internet and Society, sur son blog, « open codex », le 25 août.
 
Il propose de s’accorder, une fois pour toute, sur la signification de ces différentes termes. Nous vous traduisons sa proposition :
 
« Dans mes recherches, je tombe souvent sur les termes : "geek", "nerd", ou "hacker", et s’arrêter ne serait-ce que sur une définition commune de ces quelques termes est une vraie gageure : tout en ayant des significations bien précises, ils sont souvent utilisés de manière indifférenciée.


Voici les quelques règles que je me suis fixé : 


– Un hacker utilise des capacités techniques assez développées pour explorer, et construire, des systèmes complexes – il s’agit là du sens le plus large possible, et non du sens péjoratif, qui lie hacker et activités criminelles.


– Un nerd est plutôt utilisé pour décrire une personne qui s’éclate davantage dans le travail intellectuel, de pointe, à une activité sociale, ou physique, variée – les « computer nerds » sont donc une sous-catégorie des nerds ».


– Enfin, un geek est une personne faisant preuve d’un enthousiasme et d’une passion particulière, qui peut déborder sur d’autres activités sociales – et, oui, trois fois oui, on peut être un « geek ès » une multitude de sujet […].  Mais on peut très bien parler des « reef geeks » pour désigner des aquariophiles émérites. .
Dans mon cas, et à moins que je précise une autre mention, j’utilise le terme « geek » dans un contexte numérique. »
 
Ah oui, et : devinez donc comment Joseph Reagle se définit ? « I’m a geek/nerd, no doubt. »
 

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