Genèse d’un roman-fusion

28 octobre 2011
Comment raconter une histoire aujourd’hui ? De bouche à oreille, dans le livre au creux d’une main, sur grand écran, à la télévision ou sur internet… Il n’y a pas de limites au champ de la fiction. J’ai grandi en racontant des histoires, mais il est certain que l’écran sur lequel je les écrivais m’offrait déjà plus que de simples mots. L’infinité des images accessibles sur ce même écran, les musiques soulevant l’imaginaire, comme une bande-son de notre quotidien, la fluidité de cet ensemble, la radiation que dégage cet écran omniscient, sont le terrain de naissance de la création numérique. 
 
J’ai créé ce Journal d’un Caprice comme une fiction cross-media : les chemins empruntés par la fiction sont multiples, et sensibilisent le lecteur de manière pluri-sensorielle (image, son, video, manuscrit…). Chaque lecteur-visiteur, comme j’aime l’appeler- il visite réellement un univers – pourrait aborder ce Journal comme un souvenir : flashes, expériences fantasmées, indices, voix fuyantes… 
 
J’ai eu le désir que les lecteurs puissent y apporter leur contribution, par des images, des sons qui leur appartiennent, qui feraient résonance à l’univers de Caprice, et formeront un cloud onirique.
 
L’aspect essentiel du Journal est l’omniprésence de l’écriture manuscrite, l’empreinte inscrite presque de force sur cet écran qui ne m’appartient pas, que je ne peux pas pénétrer. Ces éléments manuscrits sont une main tendue vers le lecteur, une mémoire du toucher, dimension fondamentale du numérique de demain, contrairement à ce que suggère la comparaison rebattue entre livre-papier et écran-virtuel. Aujourd’hui, honneur est fait à l’écran tactile, dont les ressources surprenantes sont révélées par des ingénieurs de l’extrême. Le toucher est l’avenir de la création numérique.

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email