Le gouvernement des Pays-Bas défend la cryptographie share
back to to

Le gouvernement des Pays-Bas défend la cryptographie

6 janvier 2016

Alors que les tragiques événements qui ont touché la France en 2015 ont remis la question des portes dérobées (backdoors) dans le débat public, le gouvernement des Pays-Bas vient de publier une note sur le sujet. Et selon lui, la cryptographie s’avère être un rouage essentiel de la confiance dans la société numérique. The Register fait le tour de la question.

Porte dérobée ou absence de porte dérobée ? Telle est la question que sont amenés à se poser bon nombre de gouvernements – et leurs services de renseignement. En d’autres termes, doit-on autoriser l’accès aux données des utilisateurs d’appareils ou de services en ligne à certains acteurs déterminés, ou bien mettre en place un système crypté et inviolable ?

Sans jamais exclure totalement la possibilité de mettre en place des portes dérobées si la situation le requiert, le gouvernement des Pays-Bas souligne dans une note toute l’importance de la cryptographie : 

« Elle garantit la confidentialité et l’intégrité des communications […] Ce sont des droits et des libertés fondamentales. […] Elle est ainsi essentielle tant pour entretenir un lien de confiance entre les services et produits numériques et leurs utilisateurs, que pour l’économie des Pays-Bas à la lumière des évolutions rapides de la société numérique. »

Mais d’ajouter, de façon plus nuancée : 

« Cette même cryptographie peut se révéler être un obstacle lorsqu’il s’agit d’obtenir des informations nécessaires dans le cadre d’une investigation, de l’obtention de renseignements ou encore pour aider les services de sécurité quand des assaillants (criminels, terroristes…) sont impliqués. »

Un équilibre complexe à trouver, que le gouvernement résume en une simple phrase, révélatrice des débats en cours : « nous sommes tenus de chercher de nouvelles solutions. »

Pour en savoir plus sur cette note, c’est par .

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email