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L’impression 3D au secours de l’exploration spatiale

27 avril 2015

En septembre 2014, la NASA a envoyé en direction de la Station spatiale internationale une imprimante 3D. Nom de code de l’opération : « 3D Printing in Zero-G Project ». Vice Motherboard revient sur les enjeux de cette mission.

Le rêve que les hommes puissent poser le pied sur la planète Mars se rapproche un peu plus chaque jour. Et l’impression 3D pourrait bien constituer l’un des rouages essentiels d’une telle mission vers la planète rouge.

Mais avant d’y parvenir, encore fallait-il vérifier le bon fonctionnement de l’impression 3D en cet environnement hostile. La Station Spatiale Internationale, placée en orbite terrestre basse, remplissait ces conditions : la gravité y est en effet quasi-nulle. La mission s’est alors révélée riche d’enseignements.

Imprimer pour survivre en milieu hostile

L’opération de test, qui s’est déroulée sans encombre et selon des méthodes très proches de l’impression 3D classique, a permis d’ouvrir de nouvelles opportunités pour l’exploration spatiale de longue durée.

Car comment réparer des dommages ou remplacer des pièces défectueuses des vaisseaux sans pour autant effectuer de coûteux et complexes ravitaillements ? L’impression 3D, par sa polyvalence et facilité d’utilisation, pourrait ainsi grandement faciliter la vie des astronautes et des futurs explorateurs spatiaux. Ce que semble confirmer Quincy Bean, l’un des ingénieurs de la NASA en charge du projet :

« Ce qui me rend le plus enthousiaste à l’idée de pouvoir imprimer en 3D dans l’espace est le fait que si nous voulons vraiment augmenter la présence humaine dans l’espace, nous devons avoir la capacité de construire ce que l’on veut directement depuis là-haut. […] Quand nous aurons des imprimantes 3D au sein des vaisseaux, les astronautes pourront bâtir tout ce dont ils ont besoin quand ils le veulent, et ainsi accroître leur autosuffisance et par là même la portée des missions. »

Une avancée qui pourrait s’avérer cruciale lorsqu’il s’agira d’explorer des parties de l’univers situées à plusieurs années-lumière de notre planète bleue.

Pour plus d’informations sur cette mission, rendez-vous ici.

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