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En Inde, les « smart cities » sont contestées

1 février 2016

Deuxième pays le plus peuplé au monde, l’Inde fait face à un rythme de constructions effréné pour loger sa population. Narendra Modi, le Premier ministre indien, lance un grand projet d’urbanisation qui prévoit la transformation de petites et moyennes villes en smart cities d’ici 2018. Un challenge de taille mais qui est contesté. Explications avec Quartz.

La smart city, une solution pour gérer la pauvreté autrement ? Si en Inde, bâtir des smart cities c’est avant tout fournir des services basiques (eau, électricité) à la population, il s’agit également de proposer au plus grand nombre le haut débit voire la fibre optique. C’est l’un des objectifs du plan d’urbanisation annoncé par le Premier ministre : créer des opportunités pour générer de la richesse dans une multitude de régions.

A l’échelle de chacune de ces villes, conseillers municipaux et citoyens sont amenés à faire des propositions audacieuses pour améliorer le vivre ensemble. Mais seuls les meilleurs projets débloqueront des financements. Or, pour financer l’ensemble des travaux, l’argent public ne suffit pas…

Sur le plan politique, les autorités locales ne voient pas d’un bon œil la prise en main des questions d’urbanisation par le gouvernement, qui leur sont historiquement dévolues. Les détracteurs dénoncent également une possible exclusion par les prix où seuls des privilégiés seraient à même de profiter de cette rapide urbanisation. La question des terres, enfin, a provoqué la colère de nombreux agriculteurs.

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