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Innovation : ce que les grandes entreprises doivent apprendre des start-up

4 avril 2014

Les entreprises traditionnelles imitent de plus en plus les start-up et leurs méthodes de travail innovantes. L’atelier de l’emploi de ManpowerGroup dressait, le 2 avril dernier, une liste des meilleures pratiques à adopter pour rendre son entreprise plus agile.

S’ouvrir à ces jeunes entreprises permet avant tout de repérer les nouveaux usages et de mieux saisir les évolutions d’un monde qui ne cesse d’évoluer, surtout dans le secteur des nouvelles technologies. De fait, l’arrivée des réseaux sociaux ou des nouveaux modèles économiques (notamment l’économie collaborative) constitue un changement majeur de l’environnement de travail. Mais de nombreuses entreprises n’en ont pas encore pris la mesure, comme l’indiquait le barème Idaos 2014 : pour deux tiers d’entre elles, la formation au numérique n’est pas une priorité et la moitié ne dispose pas encore d’un réseau social interne.

Pourtant, ces derniers ont changé les perceptions des employés, des collaborateurs et même des clients. Adapter son organisation aux réseaux sociaux s’imposerait donc comme un enjeu capital. Plus soucieux de s’engager de manière autonome dans les chaînes de management, les individus demandent aujourd’hui à être intégrés dans des modèles organisationnels plus collaboratifs. Que doit donc faire l’entreprise ? Décentraliser et responsabiliser les employés par le biais de stratégies collaboratives. C’est le choix qu’a notamment fait Criteo, l’entreprise qui a connu une croissance de l’ordre de 200 000% en cinq ans.

Dans la même veine, Microsoft a mis au point une autre recette pour faire éclore et prospérer l’innovation au sein de sa structure. L’entreprise mise ainsi sur différents événements, notamment les Tech Days pour inculquer la culture entrepreneuriale et valoriser les bienfaits de l’échec. L’objectif : apprendre à innover dans la méthode pour anticiper le changement… et y participer. Autre exemple cité dans l’article : à travers des ateliers créatifs réunissant un tiers de collaborateurs, un tiers de clients et un tiers d’entrepreneurs « en rupture », Alcatel tend aujourd’hui à sortir des schémas d’innovation classiques pour valoriser l’intelligence collective.

Autres enjeux : se rendre plus agile (comprendre : se former aux enjeux complexes comme ceux des Big Data pour ne pas être à la traîne) et se nomadiser. Avec le développement du télétravail, des services dans le cloud, des espaces de co-working et autres tiers-lieux pour travailleurs en mobilité, la fin du salariat tel qu’on le connaissait hier approcherait à grand pas. Serait-ce donc le glas des grandes entreprises telles qu’on les connaissait qui sonne ? Pas tout à fait, mais leur « startupisation » atteste d’une large nécessité d’innover et de répondre aux impératifs de flexibilité qui s’imposent dans l’organisation.

Pour retrouver les dix défis dans leur intégralité, c’est ici, dans l’Atelier de l’emploi de ManpowerGroup.

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