« Bliss », une balade virtuelle à vivre depuis son lit d’hôpital share
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"Bliss", une balade virtuelle à vivre depuis son lit d'hôpital

25 janvier 2012

Quand il n’y a plus rien à la télévision, qu’il n’y a plus aucun magazine à feuilleter, et qu’aujourd’hui, « ce n’est pas un jour de visite », la vie de convalescent à l’hôpital devient vite d’un ennui pesant. A l’initiative de « L’Effet Papillon », qui propose des services de loisirs en milieu hospitalier, des étudiants de l’ESIEA (Ecole supérieure d’informatique, électronique, automatique ) et de l’ESCIN (Ecole supérieure de création interactive numérique) ont voulu rompre la routine des patients. De cette collaboration technique et artistique des jeunes talents des deux écoles est né le projet Bliss.

> A la fois réseau social et espace de jeux

L’idée est d’offrir aux patients un jeu en réseau dans un univers onirique où ils prennent la forme d’un papillon et peuvent communiquer par la voix et les gestes avec d’autres avatars.

« C’est à force de voir les patients s’ennuyer à l’hôpital que j’ai eu l’idée de créer Bliss », confie Mélanie Péron, gérante de l’Effet Papillon. « Le jeu vidéo, c’est le meilleur moyen pour s’extraire de son statut de ‘personne soignée’ ».

L’intérêt de ce monde virtuel est de pouvoir y retrouver sa famille à distance, ou même ses voisins de chambre, grâce à la médiation d’Internet. Une bonne façon de briser l’isolement, et de s’échapper mentalement dans les différents thèmes proposés (forêt, plage, prairie, champ de cristal).

Pour les concepteurs de Bliss, le choix de Kinect comme interface alliait tous les avantages :

« On a choisi le Kinect à cause des contraintes sanitaires. Pas d’ondes, pas de WiFi, pas de Bluetooth, pas de clavier à aseptiser, etc. : le Kinect était parfait, il suffit de le poser devant l’écran » raconte Simon Verner, un des étudiants développeurs.

Sans bouger de son lit, le patient peut donc évoluer dans Bliss en levant la main. Le matériel nécessaire reste somme toute limité : un ordinateur, Kinect, une paire de lunettes (car le jeu est entièrement en 3D) et un micro pour parler avec ses proches.

Le projet va continuer sa phase de test à l’hôpital de Laval afin d’être encore perfectionné, tandis que des subventions de plusieurs régions ont déjà été consenties pour développer le projet ailleurs en France. Mélanie Péron espère la commercialisation de Bliss dès l’année prochaine.

Preuve que les innovations liées à Kinect peuvent déboucher sur de beaux succès économiques.

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