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Des objets intelligents (bientôt) au service de notre santé

1 février 2012

RSLN s’associe à la troisième journée des Tech Days, organisés par Microsoft à Paris, et vous convie à la séance plénière qui aura lieu le jeudi 9 février de 9h15 à 10h30 : « Sommes-nous encore utiles ? ». Pour approfondir le sujet de la confrontation entre l’humain et la machine, nous vous proposons une série de billets autour de la notion d’ « agent intelligent ».

Quand la médecine cessera-t-elle de nous étonner ? Aujourd’hui, on découvre qu’on peut non seulement freiner les effets du vieillissement, mais encore rajeunir les cellules. Dans cette course à l’amélioration des fonctions vitales de l’homme, le numérique joue un rôle de premier plan. Du simple prototype à l’invention déjà réalisée, RSLN vous propose une sélection d’ « objets intelligents » à très haute valeur technologique, qui ont tous le potentiel de bouleverser notre quotidien.

#1 – Des lentilles de contact révolutionnaires

N’espérez pas les trouver demain chez votre opticien ou votre pharmacien. L’équipe du professeur Babak Parviz, chercheur au laboratoire de Bio-nanotechnologie de l’Université de Washington (USA), planche actuellement sur un modèle de lentilles de contact un peu spécial.

Après avoir remarqué que le taux d’insuline dans le liquide lacrymal était le même que dans le sang, le chercheur a eu l’idée de produire une lentille capable de délivrer, de manière autonome, la dose adéquate d’insuline aux patients diabétiques. Une avancée énorme pour ces malades forcés pour l’instant de se faire des injections d’insuline pluriquotidiennes.

Cependant, l’équipe de scientifiques, en collaboration avec Desney Tan, un des directeurs de recherche du Computational User Experiences Group de Microsoft [NDLR : l’éditeur de RSLN], espère aller encore plus loin dans l’innovation. Le but serait de rendre les lentilles « intelligentes », en y incorporant tout un micro système informatique.

A l’aide de mini-diodes LED et d’une antenne circulaire (afin de capter un signal wifi) posées à même la lentille, cette dernière pourrait servir de support à la projection d’informations en réalité augmentée : nom de la rue dans laquelle on se trouve, réception d’e-mails, traduction des panneaux lorsqu’on circule à l’étranger, etc.

Les possibilités offertes sont innombrables. Tout l’enjeu est de réussir à miniaturiser l’ensemble du dispositif pour le faire tenir dans une lentille en polymère, matériau déjà utilisé pour construire des circuits électroniques.

Quoiqu’il en soit, de nombreux mois de recherche seront encore nécessaires :

« En ce moment, l’équipe travaille à faire de cette technologie une réalité et espère être capable de la commercialiser aussi vite que possible » expliquait Desney Tan à la fin du mois dernier.

#2 – La chirurgie « minimalement invasive » ? Même pas mal.

Si vous pensiez qu’une opération chirurgicale est toujours lourde de conséquences, eh bien vous pourriez peut-être revoir votre jugement avec le développement de la chirurgie dite « micro-invasive ». Derrière ce terme pas forcément rassurant se cache en fait une bonne nouvelle pour le patient : la possibilité de raccourcir la durée d’une opération, mais aussi la taille des cicatrices.

Grâce à l’aide de robots spécialement conçus dans ce but, les chirurgiens ont désormais les moyens d’opérer en utilisant les voies naturelles ou encore en pratiquant des micro-entailles. De quoi limiter drastiquement le choc opératoire et les traumatismes consécutifs à une opération. Da Vinci, spécialisé dans les opérations pour l’abdomen, est un bon exemple de ces robots de haute précision.

A l’avenir, l’objectif pour les constructeurs robotiques est de continuer à perfectionner ce genre de machine par exemple en améliorant le confort des chirurgiens (parfois obligés de maintenir les bras surélevés pendant deux heures). Ou en filmant avec plus de précision l’intérieur du corps pendant l’opération, pour permettre une meilleure coordination entre l’œil et le geste du chirurgien.

Le principal frein à la généralisation de ces technologies ? Le coût, qui peut friser les deux millions d’euros.

#3 – Une machine qui lit votre code génétique

Présenté pour la première fois en Europe le 30 janvier dernier au forum économique de Davos, la machine Ion Proton y a marqué les esprits. Et pour cause : cet engin de la taille d’une photocopieuse est capable, en moins de deux heures et pour moins de 1 000 euros, de séquencer votre ADN, comme vous pouvez le constater dans ce reportage diffusé sur LCI.

Son inventeur, l’Américain Jonathan Rothberg, a eu l’idée d’utiliser des puces à semi-conducteurs, capables de décoder le génome plus rapidement que d’autres machines, qui mettaient plusieurs semaines à effectuer le même travail, et pour un coût supérieur.

« Le Ion Proton est destiné à la recherche pour identifier de nouveaux gènes impliqués dans le cancer, l’autisme ou les différentes formes de diabète », explique-t-il à l’AFP. « Mais il est aussi destiné à la médecine clinique pour être certain que l’on donne le bon traitement à la bonne personne et pour aider à diagnostiquer les maladies chez les nouveaux-nés. »

Une invention aussi importante que l’apparition de l’ordinateur personnel, selon son créateur. Il est vrai que le Ion Proton pourrait bien trouver d’autres applications, en permettant par exemple de séquencer plus facilement l’ADN de virus nouvellement découverts ou encore d’accélérer les analyses des prélèvements d’ADN effectués par la police.

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