Quand l’intelligence artificielle permet de communiquer avec… les morts share
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Quand l'intelligence artificielle permet de communiquer avec... les morts

Ars Technica 26 juillet 2016
La prochaine étape de l'évolution de l'intelligence artificielle nous amènera-t-elle à communiquer avec l'au-delà ? C'est bien ce qui semble se profiler selon Ars Technica.

Luka est une entreprise comme beaucoup d’autres, qui développe des intelligences artificielles dont l’optique est d’échanger avec ses utilisateurs, rapporte Ars Technica. En d’autres termes : des chatbots, ou agents conversationnels.

Pour Luka, l’objectif est de rassembler les fragments numériques réels ou imaginés, des SMS aux e-mails en passant par des conversations sur les réseaux sociaux. Récemment, les fans de la série Silicon Valley ont ainsi pu échanger avec ses personnages (fictionnels) en se basant sur leurs traits de caractères.

Mais ce qui distingue Luka des autres entreprises de son secteur est probablement son projet « Roman ». Roman est un agent conversationnel qui se base sur la personnalité de « l’âme soeur » de la fondatrice de Luka, Eugenia Kuyda. Une âme sœur qui a péri dans un accident de la circulation.

Pendant plusieurs mois, Eugenia Kuyda a amassé tout ce que cet être cher à ses yeux avait laissé comme traces sur Internet – plus de 10 000 messages -, afin de recréer un semblant de vie virtuelle sous la forme d’un bot avec lequel elle pouvait dialoguer.

Si le procédé est réalisable d’un point de vue technologique, les questions morales qu’il soulève sont nettement plus discutables. Et amènent à d’autres questionnements qui relevaient il n’y a pas encore si longtemps de la science-fiction, notamment sur l’attachement des humains à leurs compagnons virtuels.

Comme le précise Eugenia Kuyda, il ne s’agit que d’un hommage à une personne décédée :  le double virtuel ne dira jamais rien de « neuf », mais partagera plus simplement les souvenirs qui auront été intégrés dans son code source.

La cofondatrice de Luka ne compte pas s’arrêter là : elle teste désormais un bot basé sur… sa propre personnalité. Et espère lancer des « sosies numériques » sous peu.

Plus d’informations et de débats en cliquant sur ce lien.

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