Echecs, stratégie militaire, humour… : 5 domaines dans lesquels l’Intelligence artificielle bat l’homme share
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Echecs, stratégie militaire, humour… : 5 domaines dans lesquels l'Intelligence artificielle bat l’homme

Intelligence artificielle 24 août 2015
L’intelligence artificielle (IA), supérieure à l’être humain ? Si la science-fiction s’est déjà largement emparée du sujet, avec notamment un bon nombre d’IA meurtrières, la réalité est toutefois plus complexe, et heureusement moins dramatique. Panorama non exhaustif des domaines où l’IA dépasse déjà l'homme (ou fait au moins aussi bien que lui).
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Echecs et mat

La victoire aux échecs de Deep Blue sur Garry Kasparov en 1997 est restée dans les mémoires : en battant le champion du monde en titre, la machine se rapprochait un peu plus de l’Homme. Et si au final c’est un bug informatique qui a permis la victoire de Deep Blue, les exploits se sont répétés au cours des années suivantes : Deep Fritz en 2006 (toujours aux échecs), ou encore Watson en 2011, lors du jeu télévisé Jeopardy.

jeopardy

Dessine-moi une intelligence artificielle...

Développé par des chercheurs de la Queen Mary University of London, une IA se montre déjà plus performante dans la reconnaissance des dessins à la main que les humains, avec un taux de succès de 75% (contre 73%).

A la différence de logiciels précédents qui analysaient une image ou un dessin comme un tout, celui-ci prend en compte les étapes réalisées pour le dessiner. C’est le cas par exemple pour une horloge, comme le rapporte la BBC : « Les gens commencent habituellement par dessiner le contour général (…) pour finir avec les traits qui représentent les heures. »

« Différentes formes ont des ordres différents, et c’est ce que le logiciel apprend à découvrir », ajoute Timothy Hospedales, de l’équipe de recherche. Un apprentissage qui n’en est qu’à ses débuts et qui pourrait à terme être utilisé par la police pour la reconnaissance de portraits robots, ou plus largement permettre de nouvelles interfaces de communication entre l’Homme et la machine, via le dessin à la main.

Dessin Intelligence artificielle

Un dessin par une intelligence artificielle

Avocat 2.0

Et si votre avocat était… une intelligence artificielle ? Si nous n’en sommes pas encore là, la question peut presque se poser, dès lors qu’une IA fait son entrée dans un cabinet juridique.

Parce qu’il s’est rendu compte que le travail d’avocat nécessitait beaucoup de temps de recherche dans d’anciennes affaires, Jimoh Ovbiagele a souhaité y apporter les principes du Machine Learning. Avec son IA, nourrie d’une base de données juridiques, plus besoin de passer par une recherche par mots-clefs, puisqu’une question en langage naturel suffit. Au fur et à mesure de son utilisation et des retours des utilisateurs, l’IA apprend et les résultats gagnent en pertinence.

Quand l'intelligence artificielle devient stratège militaire

Et s’il était possible de prévoir la tactique militaire de l’ennemi en confiant son analyse à une machine ? C’est précisément ce qu’ont réalisé deux chercheurs américains, en essayant d’analyser la stratégie de Daech.

Pour Noel Sharkey, chercheur en informatique à l’Université de Sheffield, de telles recherches peuvent effectivement aboutir à la prédiction des prochaines offensives ennemies. Un problème cependant : cette stratégie pourrait évidemment changer s’ils se rendaient compte que les armées qui les combattent agissaient en fonction de leur prévisibilité.

Apprendre l'humour ?

Si le rire est le propre de l’Homme, l’humour pourrait en tout cas bien être à portée de la machine. Chaque semaine, le magazine The New Yorker publie un dessin sans légende, et propose à ses lecteurs de lui en proposer une, qui sera publiée la semaine suivante.

Cartoon from the New Yorker contest and the tags associated with it, Microsoft Research

Cartoon from the New Yorker contest and the tags associated with it, Microsoft Research

Les équipes de Microsoft Research ont ainsi développé une IA capable de faire le tri parmi les 5 000 propositions reçues en moyenne chaque semaine, en fonction de ce qui est drôle ou de ce qui ne l’est pas. Pour y arriver, le dessin est contextualisé et les « anomalies » qui s’y trouvent sont signalées, permettant à l’IA de sélectionner les légendes les plus drôles. Si elle ne pratique pas l’humour à proprement parler, l’IA développée réussit néanmoins à l’identifier.

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