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Kinecthesia : rendre leur autonomie aux personnes malvoyantes

19 janvier 2012

Il y a 39 millions de personnes aveugles et 246 millions de personnes malvoyantes dans le monde. Pour ces personnes, marcher dans la rue, aller faire les courses ou tout simplement traverser leur jardin est un défi quotidien.

C’est pour les aider qu’Eric Berdinis et Jeff Kiske, étudiants à l’université de Pennsylvanie aux États-Unis, ont mis au point une ceinture pas comme les autres.

> Comment ça fonctionne ?

Le système est composé d’une ceinture, d’un capteur Kinect et de vibreurs.

Le principe est très simple : ceinture autour de la taille, vous vous déplacez et les vibreurs se déclenchent lorsque vous vous approchez d’un obstacle.

Si l’obstacle est à votre droite, la ceinture vibre du côté droit, s’il est à gauche, elle vibre du côté gauche. Et au plus vous vous approchez, plus l’intensité de vibration augmente.

 L’inspiration vient d’une technologie de l’industrie automobile et de la technologie de la détection d’obstacles. Quand vous vous garez, un capteur mesure la distance entre la voiture et les autres voitures déjà garées et un signal sonore vous alerte si jamais vous êtes trop près.

Pour Kinecthesia, c’est exactement la même idée, à ceci près que les vibrations ont remplacé le signal sonore peu adapté à la circulation dans un lieu public.

« Les personnes aveugles ou malvoyantes peuvent se servir d’une canne ou d’un chien pour se déplacer. Mais ces solutions peuvent les embarrasser, et nous voulions aller plus loin. Nous voulions vraiment simplifier la vie de ces millions de personnes », explique Eric Berdinis.

> Et demain ?

Les deux étudiants cherchent à présent à rendre le prototype encore plus léger, moins encombrant, et plus pratique. Leur idée est de le rendre opérationnel le plus rapidement possible pour que le plus grand nombre de personnes puisse en bénéficier à travers le monde.

Leur projet a d’ores et déjà intéressé d’autres pays. En Inde, c’est l’équipe viSparsh, une équipe d’étudiants soutenus par le Young India Fellowship, qui s’est appropriée cette ceinture peu ordinaire et qui est parvenue à en répliquer le mode de fonctionnement.

Une histoire à suivre

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