2021 marquera-t-il la fin de la loi de Moore ?

Wired 4 août 2016
Énoncée en 1965, la loi de Moore a continuellement prouvé sa véracité au cours de ces cinquante et une dernières années. S'il y a eu divers moments de doute, tous ont été écartés. Cependant, aujourd'hui, les experts sont plus sûrs d'eux-mêmes et parlent d'une fin, en partie, de la loi. Explications avec Wired.

La puissance des transistors double tous les deux ans, et avec eux la puissance de nos appareils électroniques, le tout à prix constant. Voilà, en résumé, la « loi » exprimée en 1965 par l’ingénieur Gordon Moore dans un article publié dans le magazine Electronics et qui, jusque-là, s’est révélée exacte.

Cependant, selon un rapport de l’International Technology Roadmap for Semiconductors (ITRS), les transistors atteindront en 2021 leur taille la plus économiquement viable. Les compagnies formant l’ITRS (comme notamment Intel et Samsung) affirment que réduire la taille des transistors au-delà de ce qui se fera en 2021 ne sera pas intéressant d’un point de vue économique, rapporte Wired.

Si le côté financier de la loi de Moore ne se vérifiera plus, son principe phare – à savoir la multiplication des transistors – n’est pas forcément en danger. Effectivement, les fabricants de commutateurs électroniques ne sont pas en manque d’idées innovantes pour en placer toujours plus dans un espace limité. Prenons l’exemple de la Nand 3D, qui empile des couches de transistors les unes sur les autres pour créer des « processeurs 3D » à plus forte densité.

De son côté, IBM développe un commutateur électronique en avance de deux générations sur les transistors actuels, quatre fois plus puissant et d’une taille de 7 nanomètres.

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