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Manger, se loger, se vêtir et même se soigner : 5 utilisations pratiques de l’imprimante 3D

Technologies 30 juillet 2015
Les entreprises spécialisées dans l'impression 3D ne s'intéressent pas qu'à l'industrie. Elles imaginent des applications très concrètes qui pourraient bientôt faire partie de notre quotidien.
Saviez-vous que l'on peut construire sa maison avec une imprimante 3D ?

Le 3 août 2015, le premier médicament conçu par une imprimante 3D a été autorisé aux Etats-Unis par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux. Distribué sous le nom de Spritam, il vise à combattre l’épilepsie. L’occasion de faire le point sur ces réalisations permises par l’impression 3D, technique qui se rapproche de plus en plus de notre vie quotidienne.

Capable de fabriquer un objet à partir d’un fichier numérique, l’imprimante 3D procède en superposant des couches de matière pour concevoir des objets en trois dimensions. Parmi eux, des habits mais aussi de la nourriture, des ponts, ou encore de la peau… En voici 5 exemples.

1. L’impression alimentaire en 3D, un marché naissant

Imprimer du chocolat, une pizza ou du chewing-gum : voilà ce que proposent les start-up ChocEdge, Natural Machines ou encore Gumlab. « Pour fabriquer un aliment, l’imprimante 3D a besoin de deux choses. D’un fichier informatique, contenant un dessin en 3D, et de matière », explique Maddyness. Le site continue :

«Une fois que le fichier est transmis à l’imprimante, la machine dépose le(s) aliment(s) par couches successives pour concevoir un dessin en chocolat, un objet en sucre, un chewing-gum ou une pizza. »

Pour le moment, l’impression 3D reste trop lente pour les processus de fabrication agroalimentaires. En revanche, la précision atteinte rend le procédé utile pour l’ornement des pâtisseries, par exemple.

L’impression 3D des aliments reste donc pour le moment un domaine d’expérimentation, notamment au sein des laboratoires de la Nasa.

2. Les vêtements 3D : du concept à la production à domicile

Imprimer ses propres habits depuis chez soi ? Les travaux de Danit Peleg, étudiant en mode, laissent imaginer qu’une telle réalisation pourrait être possible dans les prochaines années, comme le note The Guardian.

Si l’impression 3D de tissu existe depuis quelques années, elle est encore loin d’être démocratisée. A partir d’un matériau flexible, Danit Peleg parvient pourtant à réaliser des vêtements souples et réellement portables, de la petite robe noire au pantalon en passant par la jupe longue. Ce qui le laisse imaginer, qu’à l’avenir, « les consommateurs pourront télécharger les modèles, à la manière de ce qu’ils font pour les fichiers musicaux, puis les imprimer ».

3. A Amsterdam, le premier pont créé grâce à l’impression 3D

Dès septembre 2017, l’entreprise MX3D devrait faire sortir de terre le premier pont imprimé en 3D. Sa construction sera même intégralement assurée par des robots qui imprimeront un acier chauffé à plus de 1500 degrés, selon Digital Trends.

L’une des principaux avantages du procédé ? Être en mesure de reconstruire rapidement les infrastructures de transport et de communication en cas de catastrophe naturelle.

4. En Chine, 3 heures pour assembler une maison

200 m², salon et cuisine fonctionnelle, salle de bains, chambre et balcon à l’étage… Telle est la maison tout juste conçue par The Zhuoda Group.

L’entreprise a d’ores et déjà déposé une vingtaine de brevets pour protéger ses méthodes de construction, qui permettraient à cette demeure de résister non seulement aux pluies violentes mais aussi aux tremblements de terre et aux incendies.

A Xi’an, dans le Shanxi, le chantier a seulement duré 3h, pour 10 jours d’impression 3D au préalable.

5. Les bio-imprimantes, pour l’impression de peau humaine

Mieux que le chocolat ou les ponts : la peau synthétique.

Le défi a été relevé par une équipe de l’Université de Toronto, à l’origine de la création de la bio-imprimante Printalive. Cette dernière utilise les cellules de la peau afin de créer un tissu épidermique synthétique, auquel elle ajoute des follicules pileux et des glandes sudoripares.

Encore réservée à l’usage académique, cette invention pourrait apporter une solution d’urgence aux grands brûlés ou aux patients nécessitant des greffes immédiates. Une innovation qui trouve un intérêt tout particulier dans le secteur militaire.

L’armée américaine travaille d’ailleurs actuellement à la conception de ses propres outils de bio-impression, stratégiques sur les champs de bataille.

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