« Les robots arrivent, c’est la fin du monde » : vraiment ? share
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« Les robots arrivent, c'est la fin du monde » : vraiment ?

The Washington Post 7 juin 2016
Les robots débarquent. Ils vont nous voler tous nos emplois. Et peut-être même nous tuer. Mais entre la réalité et la fiction, il y a un pas. The Washington Post fait le point.

Ces sombres prédictions autour de l’intelligence artificielle ne parleront certainement pas qu’aux amateurs de cinéma ou de littérature d’anticipation. Parfois, il s’agit de simplement tirer la sonnette d’alarme, comme ce fut le cas pour Elon Musk et Stephen Hawking à propos des robots-tueurs. Parfois, l’anxiété est masquée derrière des tweets mi-humoristiques, mi-nerveux à propos de #Skynet.

Si l’intelligence artificielle soulève bien des questions quant à la place que prendront les robots dans notre société et les implications que cela pourrait avoir, l’auteur de cet article du Washington Post remarque tout de même l’emballement parfois démesuré autour de la question, et tente de faire le point : quels emplois sont réellement menacés ? Les robots-tueurs sont-ils réellement à notre porte ?

  • Non, la révolte des machines n’est pas (tout à fait) en marche : en d’autres termes, un scénario à la Terminator n’est pas pour demain. Pour que ce soit le cas, il faudrait qu’un certain nombre de technologies soient suffisamment avancées au même moment. Mais en réalité, il y a beaucoup de pistes actuellement explorées en la matière, un « portfolio de technologies » qui ne sont pas toutes au même stade de développement. Si la recherche à par exemple a fait de gros progrès quant à la compréhension du langage et l’analyse de données, elle évolue nettement moins vite sur tout ce qui a trait à la prise de décision et raisonnement déductif.
  • 80% des travailleurs ne perdront pas leur emploi demain : ce chiffre, avancé par l’administration Obama après une étude établissant que les seuls 20% d’emplois payés au-dessus de 20$ de l’heure ne seraient pas remplaçables par une intelligence artificielle, a bien été publié, mais ne recouvre pas la réalité qu’on lui prête. Oui, certains postes seront, un jour, occupés par une intelligence artificielle, mais pas avant un laps de temps conséquent, et pas sans garantir de réemployer les personnes ayant perdu leur job dans la bataille. Sans compter que pour qu’un robot remplace un humain, il faudrait qu’il soit capable de faire tout ce qu’un humain fait dans une journée de travail. Et les recherches, aujourd’hui, tendent plutôt vers la création d’intelligences artificielles au champ d’action beaucoup plus limité.

Plus d’informations (et plus de clichés analysés) par ici.

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