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La cybersécurité peut-elle se baser sur le système immunitaire humain ?

Fast Company 19 août 2016
Une entreprise spécialisée en cybersécurité a développé un logiciel qui se base sur le fonctionnement du système immunitaire humain. Explications avec FastCompany.

Nom de code « Entreprise Immune System » (EIS). L’entreprise de cybersécurité Darktrace s’est inspirée du système immunitaire humain pour développer son logiciel de cybersécurité. Ce dernier vise à s’implanter dans un réseau pour apprendre ensuite quel comportement est jugé normal ou non.

Pour Fast Company, cette technologie s’appuie sur un programme de machine learning non-supervisé (les algorithmes s’entraînent eux-mêmes à repérer des anormalités) et a en partie été mise au point par d’anciens membres du MI5 et du service de renseignement électronique du gouvernement britannique, le GCHQ.

Beaucoup d’entreprises de cybersécurité bâtissent leur technologie sur un apprentissage des différentes empreintes digitales des logiciels malveillants. Or, avec des attaques de plus en plus sophistiquées, la plupart de ces techniques de défense deviennent rapidement obsolètes.

« Notre concept est qu’il n’est pas possible de bloquer toutes les attaques, [celles-ci devenant de plus en sophistiquées]. Il est bien plus efficace d’essayer de stopper les attaquants une fois qu’ils sont rentrés dans le système. », a précisé Vanessa Colomar, membre du conseil d’administration de Darktrace.

L’EIS vise donc à détecter les activités suspectes, connues ou non, et de ralentir ensuite une attaque le cas échéant, tout comme le système immunitaire humain fonctionne en relâchant des anti-corps aux premiers signes d’invasion par des cellules étrangères.

Plus d’informations par ici.

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