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Jeunesse : favoriser l’égalité des chances grâce au numérique

12 janvier 2015

Le numérique, facteur d’émancipation et d’égalité des chances. C’est cette conviction qui guide les actions de Microsoft France à destination de la jeunesse, présentées ce jeudi 8 janvier, aux côtés de ses partenaires.

« Comprendre le numérique, c’est décrypter le monde d’aujourd’hui et de demain »

Alors que se généralise la conviction quant à l’utilité de l’introduction du numérique à l’école, les initiatives innovantes se multiplient : apprentissage du code, écoles de la seconde chance, soutien à l’égalité entre les filles et les garçons… Microsoft France donne un nouveau souffle en 2015 à son engagement. Alain Crozier, son président, l’explique :

« Microsoft France est certes une filiale d’un groupe étranger, mais au cœur de notre ADN, il y a la logique de partenariat et de soutien à l’écosystème local, que cela se fasse à travers la mise à disposition de ressources ou de temps. »

Marc Mossé, directeur des affaires publiques et juridiques de l’entreprise, insiste quant à lui sur la nécessaire formation des jeunes au numérique :

« Il faut faire en sorte que les jeunes, notamment les plus défavorisés, puissent accéder à la grammaire du 21e siècle que sont le code et le numérique. Comprendre le numérique, c’est décrypter le monde d’aujourd’hui, mais surtout de demain. »

Il s’agit donc de préparer l’avenir, à l’heure où certains métiers, comme les développeurs web, sont déjà en pénurie en France.

L’imagination au pouvoir en 2015

Le lancement de la catégorie Imagine Kids du concours étudiant Imagine Cup permettra à des équipes d’enfants de 7 à 14 ans de créer des jeux vidéo, avec Project Spark. En créant un univers vidéo ludique riche et complexe, les élèves pourront non seulement faire preuve d’imagination, mais surtout ils façonneront de A à Z un projet qui sera jugé par des professionnels. Accompagnés par leur enseignant, les enfants resteront dans un cadre ludique et pédagogique.

Après son intégration au sein de la classe immersive, le robot Buddy ira à la rencontre des élèves dans plusieurs villes de France au travers d’un « Buddy Tour » permettant l’initiation au coding à tous les âges.

 

Susciter des vocations, créer des opportunités

Au-delà de ces nouveautés pour 2015, plusieurs initiatives ont été reconduites et amplifiées. Le partenariat avec la Web@cadémie en fait partie. Avec 140 000 jeunes en situation d’échec qui sortent peu à peu du système scolaire sans qualification, ce programme gratuit fondé en 2010 forme en deux ans des jeunes de 18 à 25 ans à la programmation. Il est conçu pour les décrocheurs, les jeunes qui sont les plus vulnérables au chômage. Sophie Viger, la directrice du programme, explique :

« Deux ans, ça peut paraître long mais ça prend du temps d’apprendre. On leur enseigne à être autonomes par rapport aux décisions qu’ils vont prendre. Grâce à l’auto-formation, ils seront prêts à le faire toute leur vie. »

Arrivé à Paris à 17 ans avec 200 euros dans la poche, Jérôme, élève à la Web@cadémie, raconte :

« J’ai enchaîné un nombre incalculable de petits boulots. Un jour, j’ai croisé un ancien ami de lycée qui m’a parlé de la formation qu’il suivait à la Web@cadémie et m’a fait visiter l’école… J’avais des étoiles plein les yeux ! J’ai toujours aimé la technologie et le numérique, auparavant je m’extasiais comme un enfant devant un tour de magie, mais j’avais à présent l’opportunité de voir l’envers du décor et devenir celui qui met au point les trucages ! 
Ça n’a pas été facile tous les jours, on a traversé des moments où la tension et la fatigue étaient si intenses qu’il est arrivé que j’oublie mon portable dans mon frigo pendant quelques jours ! 
Cette formation a révélé mes prédispositions et m’offre des perspectives d’avenir avec de réels débouchés professionnels. »

Ouvrir le champ des possibles

C’est l’objectif des programmes Wi-filles et Digigirlz, notamment pour les jeunes filles qui ne se sentiraient pas directement concernées par ce secteur. Les deux programmes visent avant tout les collégiennes. Avec Wi-filles, c’est sur la base du volontariat que les jeunes filles s’engagent à s’initier au code pendant les vacances scolaires ou à visiter des entreprises. Elles ont ainsi pu rencontrer des salariés de Microsoft France, comme l’explique Claire Etien, qui gère le programme pour l’association FACE 93 :

« Se rendre au siège de Microsoft, pour des jeunes filles de 12 à 14 ans, issues du 93, c’était inimaginable. Quand le groupe de filles est arrivé dans le hall d’entrée, elles étaient toutes surexcitées. Sur place, leurs interlocuteurs les ont prises au sérieux, leur ont montré des choses.»

Sur les 12 jeunes filles qui ont fait partie de ce programme, toutes ne souhaitent pas devenir développeuses pour autant. Mais à un âge où les choix d’orientation peuvent sceller une vie, c’est plus confiantes et plus informées des possibilités qui s’offrent à elles qu’elles pourront imaginer leur avenir. En attendant, ces rencontres ont eu des effets immédiats : 3 d’entre elles sont désormais ambassadrices du programme dans leur collège, d’autres, après avoir aidé leur grands-parents en maison de retraite sur l’utilisation d’un ordinateur, ont été sollicitées par la direction de l’établissement pour faire de même avec les autres pensionnaires.

Avec le programme Digigirlz, enfin, il s’agit de faire découvrir à des collégiennes de quartiers prioritaires les métiers du numérique qui pourraient s’offrir à elles. En organisant des rencontres dans ses locaux entre ses salariées et ces jeunes filles, Microsoft essaye d’inciter des profils différents à embrasser une carrière qu’elles n’imaginaient pas forcément. L’an dernier, 80 collégiennes étaient ainsi venues passer une journée au campus Microsoft. Signe de l’engagement accru prévu cette année, ce seront 300 adolescentes qui devraient être concernées cette année.

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