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Une visite chez Parrot : drone de colonie de vacances numérique pour des collégiennes

5 novembre 2015
Vingt-six jeunes filles ont participé durant ces vacances de Toussaint à la première « Colo Numérique ». Au programme : visites d’entreprises, de lieux culturels et ateliers de coaching pour découvrir le monde du numérique et ses métiers. RSLN les a suivies pendant une matinée passée dans les locaux de Parrot, le constructeur français de drones.
Le numérique, ce n'est pas que pour les garçons ! La preuve avec la première « Colo numérique »

Il est 10 heures au 174 quai de Jemmapes à Paris. Dans la fraîcheur d’un matin d’octobre, les rires sonores de 26 jeunes filles rompent le calme des bords du canal Saint Martin. Face à elles un bâtiment : les locaux de Parrot, entreprise française connue mondialement pour ses drones.

Pour ces filles âgées de 13 ou 14 ans, élèves de 4e ou 3e aux collèges Evariste-Gallois et Gustave-Flaubert, cette matinée est la quatrième journée d’une colonie de vacances d’un nouveau genre : la « Colo Numérique », organisée par Microsoft et ZUPdeCO.

L’objectif ? Faire découvrir le secteur et les métiers du numérique à celles qui y sont encore trop souvent sous-représentées : les filles.

« Ben c’est un peu … une chance exclusive ? », explique timidement Axelle, qui vient de s’installer à la table de la cafétéria de Parrot, entourée de ses copines. Il y a quelques semaines, l’adolescente de 14 ans candidatait spontanément pour participer à cette première Colo Numérique.

Mais depuis quatre jours, le programme de la jeune sélectionnée ne ressemble pas vraiment à des vacances, nous explique celle qui se rêve codeuse : coaching et découverte d’une classe immersive, atelier de coding à la Web Académie, visite de TF1 et ses plateaux de JT, exposition à l’Exploradome« il était interdit de rien toucher », rencontre avec des développeurs, des community managers, des journalistes web, des ingénieures… La découverte des locaux de Parrot vient s’ajouter à ces souvenirs de vacances pas tout à fait comme les autres.

Les souvenirs de colo ? Des snaps de drones !

Une des meilleures amies d’Axelle, à qui elle envoie sans cesse des snaps (clichés ou vidéos pris depuis l’application Snapchat), n’a pas été retenue pour la colo, le nombre de places étant limité.

Mais qu’importe : Axelle ne manque rien de la démonstration des drones et capture pour son amie cet univers qu’elle découvre « en vrai » pour la première fois :

« Ça me permet de lui raconter, comme ça elle voit aussi les drones et l’année prochaine, peut-être ce sera elle qui fera la colo », explique la jeune fille, smartphone à la main.

A mille lieues du musée de la Pantoufle Charentaise, dépeint dans le film d’anthologie sur les colonies de vacances, Nos Jours Heureux ? Pas vraiment, car la Colo Numérique ne se pose pas en concurrente des institutionnelles vacances en collectivité. Pour Fatoumata, accompagnatrice longtemps restée la seule fille dans des classes de conception mécanique :

« C’est surtout l’occasion de confirmer aux filles, à travers des visites et des rencontres, qu’on peut aller dans ce milieu sans être forcément un garçon ! »

Mon animatrice ? Une ingénieure en validation électronique hardware

Car si toutes ces filles sont convaincues qu’elles peuvent faire aussi bien que leurs homologues masculins, on ne leur donne pas toujours la possibilité d’entrer dans le monde du numérique par la grande porte :

« Mes frères, ils me disent : mais pourquoi tu t’intéresses aux ordis ? Mais moi, je ne les écoute pas ! », raconte l’une d’entre elles à ses copines.

Des préjugés dénoncés par de nombreux acteurs du numérique, qui ont souhaité participer à cette initiative pour montrer aux adolescentes que le numérique n’est pas réservé aux garçons et que les filles y ont toute leur place.

« Eh madame, vous me prenez en stagiaire de troisième ? »

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Du côté des 26 jeunes filles en tout cas, le message est passé, même si toutes ne se destinent pas à travailler dans ce secteur.

Mais certaines d’entre elles se projettent déjà :

« Eh madame, vous me prenez en stagiaire de troisième ? », propose Fatou à l’ingénieure en électronique harware venue expliquer son métier.

Du côté des organisateurs, rendez-vous a déjà été pris avec d’autres collèges pour réitérer l’expérience à l’occasion des vacances scolaires de février et d’avril.

Découvrez la Colo Numérique en vidéo :

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