Des sciences physiques à la sauce heroic fantasy

29 décembre 2009

(visuel : Loimere, licence CC)

Dans les recoins du labyrinthe d’un jeu de rôle, vous tombez nez à nez avec un dragon de cuivre. Pour le faire disparaître, vous avez à votre disposition plusieurs fioles : du vinaigre, de l’acide sulfurique, de l’azote. Laquelle choisir ?

Des énigmes comme celles-ci, le jeu Donjons & Radon, encore en développement par le studio AD Invaders, soutenu par le rectorat de Créteil, le think-tank Compas, le laboratoire d’information de l’université Paris 6 et Microsoft (éditeur de RSLNmag.fr), en fourmillera.

Objectif de ce « jeu sérieux », inspiré du cultissime Donjons & Dragons  et qui a été retenu dans le cadre de l’appel à projets gouvernemental sur le « serious gaming » : que chaque élève mobilise ses connaissances scolaires pour mettre au point une stratégie gagnante à partir des connaissances apprises en classe. Et, à terme, mieux « sensibiliser [les jeunes] aux sciences ».

L’univers fantastique virtuel permet « d’exploiter pleinement la nature immersive du jeu vidéo », revendiquent les créateurs du jeu, qui misent une immersion de l’élève dans le jeu « en autonomie, voire en dehors du cadre scolaire ».

La relation élève-enseignant est également au cœur des enjeux : « un module d’analyse des traces, qui pourrait prendre la forme d’un historique du parcours de l’avatar, permettra de savoir selon les types de quêtes ou de monstres achevés quels sont les points forts et les faiblesses » de l’élève, raconte Julien Llanas, enseignant du secondaire qui participe au projet, interrogé par Le Café pédagogique.

Oh, et au fait : c’est la fiole d’acide sulfurique qu’il fallait choisir…
 

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